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Internet au bord de l'explosion ?

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Le 29-11-2008 à 15:20 #

Bonjour,

A la une du dernier numéro de Science & Vie (n°1095, décembre 2008), est posé la problématique : "Peut-on encore sauver internet ?"

C'est parce que j'ai été relativement surpris de ce que j'y ai lu que je souhaite obtenir vos réactions. Alors que, selon un sondage réalisé par le Clusif, 94% des internautes français se sentent "plutôt ou totalement en sécurité" sur les réseaux de la toile, voici ses principales failles révélées par l'article sur l'architecture et la sécurité des protocoles fondamentaux :

1) Croissance d'exploitation du réseau : En 20 ans, le nombre d'entrées BGP (système d'aiguillage des données) a explosé, complexifiant le réseau Internet. La firme Cisco prévoit en 2012, un trafic 4 fois supérieur à celui de 2008. En cause ? L'arrivée d'une nouvelle catégorie d'internautes, issus des pays du Tiers Monde, mais aussi d'une nouvelle génération de pratiques très consommatrices en bande passante (Vidéo HD, internet mobile, communications en temps réél, jeux en réseau, P2P, etc.). Selon une étude de Nemertes Research, la demande de flux pourrait surpasser les capacités de l'infrastructure dès 2010, et une pénurie d'adresses IPv4 (d'une capacité de 4 milliards d'adresses) pourrait se faire ressentir en 2011.

Conséquence : Augmentation des congestions, files d'attentes accrues dans les routeurs et aiguilleurs du réseau, surcharge et échanges ralentis, effondrement local de réseaux, impossibilité de garantir la qualité des données reçues et leur instant de réception, ralentissement des connexions issues de l'internet mobile, ossification globale du web, impossibilité de regarder des vidéos hautes définition en temps réel, d'envisager la généralisation d'opérations chirurgicales à distance ou de se connecter en se déplaçant sans pertes de données. Le réseau mondial, qui fonctionne déjà aux limites de ses capacités, ne pourra plus grandir sur ses bases inadaptées.

2) Faille BGP : Le 16 aout dernier, 2 chercheurs démontraient un piratage exploitant une faille des aiguilleurs du Net : il est possible pour les hackers d'intercepter des données, puis de les réémettre, éventuellement modifiées, à l'insu du destinataire.

Conséquence : Le trafic peut être espionné. Les pirates reprogramment des routeurs BGP du réseau. A leur insu, ces routeurs vont faire transiter les données par un mauvais chemin, où les hackers en embuscade ont tout le loisir pour détourner et espionner le trafic. Ils peuvent ensuite renvoyer le trafic à sa destination finale (internaute ou site web) sans que personne ne s'aperçoive de la supercherie.

3) Faille DNS : La démonstration d'attaque, cet été, sur l'annuaire d'internet a montré qu'il est possible de créer un Web semblable à l'actuel, mais façonné pour nous escroquer. Pensé en 1983, soit 8 ans avant la naissance du Web et la déferlante d'usagers - et de hackers -, le DNS s'avère très peu sécurisé.

Conséquences : Les données peuvent être volées. Les pirates attaquent un serveur DNS, c'est à dire l'annuaire des adresses IP qui correspondent aux "www" utilisés par les internautes pour accéder aux multiples sites. Ils peuvent alors modifier l'adresse numérique d'une banque, par exemple. Lorsqu'un internaute va se connecter, il sera désormais dirigé vers un site "clone" où ses codes secrets seront volés.

4) Contrefaçon : Parce qu'internet permet à chacun d'envoyer, à tout moment, n'importe quoi à n'importe qui, des hackers peuvent asphyxier des serveurs sous l'afflux de requêtes. Ou se livrer à de la contrefaçon, qui consiste à orienter les internautes vers un site contrefait.

Conséquence : Sécurité des sites e-commerce ou de paris en ligne gravement remis en cause. Mise hors service de sites gouvernementaux (banques, médias, gouvernement) possible. Cela est arrivé à l'Estonie en 2007, en Géorgie cet été et pourrait être responsable du Black-out de fevrier dernier en Floride.

5) Nouvelle génération de virus : Les programmes des pirates du web visent désormais, non plus forcément à endommager les PC, mais à créer un accès ultra-discret vers un maximum d'entre eux pour récupérer leur puissance et l'exploiter à des fins malhonnêtes. Cela grâce à l'injection massive de nouveaux codes malicieux sur le net, estimé à 20 millions en 2008 par le fondateur de l'antivirus éponyme, soit 10 fois plus qu'en 2007. Un quart des ordinateurs connectés dans le monde aurait déjà été enrôlé par ces cyber-armées. Peut-être cité le dernier spécimen connu, "Storm Botnet", qui aurait réuni entre 15 et 50 millions de machines.

Conséquence : La puissance prélevée à chaque particulier permet la formation de supercalculateurs à distance, qui peuvent être mobilisés pour l'envoi massif de spams, l'escroquerie par hameçonnage (routage vers des numéros surfacturés), le craquage de codes secrets ou autres. Mais surtout, ce fléau produit actuellement 50 000 déni de service par jour. L'opération consiste à asphyxier le serveur d'un site ou d'un routeur, en le bombardant de requêtes d'apparence légitimes, en provenance des millions de machines illégalement exploitées. Assommé, un réseau s'effondre, un site devient inaccessible.

6) Spam : Conçu alors que le réseau ne reliait que quelques universitaires (réseau ARPAnet), et basé sur la confiance des utilisateurs, l'Internet Protocol n'a prévu aucun système d'authentification. Chaque jour, 120 milliards de pourriels sont donc émis. Facile et pas cher : l'envoi d'un million de spam coûte moins de 30 dollars.

Conséquence : L'IP, responsable de l'acheminement des données aux bonnes adresses, est devenu facile à modifier. La triche sur l'identité de l'expéditeur des données est donc aujourd'hui un jeu d'enfant, augmentant la cyber-délinquance. 80 à 90% du volume de courriels échangé dans le monde est estimé être... du spam.

7) Architecture du réseau dépassée : Un grand nombre de spécialistes et experts s'accordent à dire que l'architecture même du web n'est qu'une démo inachevée qui ne survit que grâce à des rustines, dont la quantité de lignes de code est devenue supérieure aux protocoles de base eux-même. Le puzzle des divers patchs et protocoles créés est aujourd'hui extrêmement complexe, et demande à sa compréhension, l'aide de nombreux experts. Pour l'optimiser davantage, il faut repenser ses fondements même.

Conséquence : Le "Clean slate" est de plus en plus sérieusement envisagé, soit la remise à zéro du système de fonctionnement du réseau mondial, actuellement basé sur l'Internet Protocol. Mais repenser les fondements d'Internet suggère de changer les réacteurs d'un avion en plein vol.

Quelles solutions adopter ?

Le 29-11-2008 à 16:20 #

bla bla bla ...

foutaise.

nimportawak

Le 29-11-2008 à 17:11 #

Salut,

Science & Vie fait comme toujours dans le sensationnel. Les problèmes sur le net il y en a toujours eu, et ils sont résolus au fur et à mesure.

Pour ce qui est de la croissance du réseau, c'est un problème dont on parle depuis les années 90. Ce n'est peut être pas un hasard si tous les systèmes d'exploitation actuels supportent IPv6 et que la plupart des FAI ont déjà tout mis en place ? Il ne reste plus qu'à décider de faire le pas.

Point de vue routeurs, la beauté du système est qu'il suffit d'en ajouter pour répondre à la demande. L'évolution du réseau n'est pas un problème, tout simplement parce que plusieurs réseaux peuvent fonctionner en parallèle (p.ex ipv6 et ipv4 en même temps) pendant le temps nécessaire à la transition.

Spam, virus, botnet : rien de nouveau sous le soleil, ça fait des années qu'on doit résister à de telles attaques. La plupart du temps vous n'en savez rien, parfois un gamin comme Mafiaboy fait parler de lui. La bonne nouvelle c'est que le nombre et la puissance des serveurs augmente largement aussi vite que les botnet. Bonne chance pour paralyser les 500.000 machines de google réparties sur 32 sites, par exemple.

Bien sûr il y aura des problèmes ponctuels, comme on en a connu des dizaines durant la dernière décennie, mais il n'y a pas de quoi paniquer.

Ben

Le 29-11-2008 à 17:16 #

Idem! Y a pas de quoi s'énerver et la seule explosion que je vois pour l'avenir est celle des applications Web qui seront de plus en plus incroyables les unes que les autres. Tant mieux, ça me donne de l'ouvrage et ça paye mon hypothèque :)

jf

Le 29-11-2008 à 18:21 #

Le 29-11-2008 à 17:11, ben :

Pour ce qui est de la croissance du réseau, c'est un problème dont on parle depuis les années 90. Ce n'est peut être pas un hasard si tous les systèmes d'exploitation actuels supportent IPv6 et que la plupart des FAI ont déjà tout mis en place ? Il ne reste plus qu'à décider de faire le pas.

Point de vue routeurs, la beauté du système est qu'il suffit d'en ajouter pour répondre à la demande. L'évolution du réseau n'est pas un problème, tout simplement parce que plusieurs réseaux peuvent fonctionner en parallèle (p.ex ipv6 et ipv4 en même temps) pendant le temps nécessaire à la transition.

Cela est précisé dans l'article :

"La prise de conscience des limites du Net ne date pas d'aujourd'hui. Affolés par son rythme de croissance, les chercheurs ont planché, dès 1992, sur une nouvelle version de protocole de base IP : l'IPv6. Le but ?

Eviter la pénurie d'adresses IPv4. IPv6 offre lui un stock très confortable de 3,4 x 10^38. L'échéance de 2011 approche... Or l'IPv6 disponible depuis 1999 est déjà un échec. Et pour cause, hormis son stock d'adresses et quelques subtilités, ce protocole ne règle rien des grands problèmes du Net - sécurité et qualité des flux, disponibilité.

Tandis que la migration vers cette nouvelle fondation coûte cher, que son utilisation demande aux techniciens un apprentissage, et qu'IPv4 et IPv6 ne sont pas aisément compatibles ! A l'exception des pays émergents, mal servis en adresses IP, très peu d'opérateurs l'ont donc adopté ou s'apprêtent à le faire. Faire évoluer l'architecture du réseau est décidément une tâche ardue."


Ce qui est surtout pointé du doigt, au delà des problèmes de sécurité qui ont plus ou moins toujours suivi l'évolution d'internet, c'est l'incapacité du réseau à supporter les innovations comme la HD ou l'internet mobile. Internet est voué à stagner et à survivre grâce à l'ajout de "rustines", posées sur d'autres rustines, et ainsi de suite rendant son architecture toujours plus complexe. Exemple avec le NAT (Network Address Translation), mis au point en Europe pour éviter la pénurie d'adresses IP. Ce patch attribue temporairement une adresse Internet pour un échange d'un réseau local vers l'extérieur. Le problème est qu'il perturbe les protocoles de transport et impose d'incroyables circonvolutions aux services de messagerie instantanée ou de téléphonie sur IP. Le succès de Skype dans ces conditions s'apparente pour certains à un miracle technique.

C'est pourquoi l'idée d'un nouveau réseau mondial, mieux pensé et mieux structuré pour faire face à la demande et surtout capable d'évoluer au fil du temps, est de plus en plus envisagée. Depuis 5 ans, sous la "dictature de l'IP" (les innovations du réseau sont la plupart du temps refusées lorsqu'elles ne s'adaptent pas à l'Internet Protocol), les universités de Princeton, Stanford et le MIT, toutes impliquées dans la conception du web, y vont de leur projet de "clean slate".

La National Science Fondation a même lançée en 2005 l'idée d'un colossal banc d'essai d'architectures à 350 millions de dollars : Geni (Global Environment for Netword Innovation). "Aujourd'hui, nous nous orientons vers une fédération mondiale de plateformes expérimentales existantes" explique Serge Fdida, qui participe au projet FIRE (Futur Internet Research and Experimentation) lancé cette année.

Michel Riguidel, chef du département informatique et réseaux de l'école normale supérieure des télécommunications, rejoint cette idée :

"Il faut reconstruire internet, mais aussi repenser l'architecture des communications en général. Et de façon bien plus radicale que ne le laissent entrevoir la plupart des projets actuels. Tout cela manque d'audace. Le réseau du futur sera ce que le GPS est à la carte routière : il s'adaptera à nos besoins. Au lieu des traditionnelles arborescences, les réseaux ressembleront à une roche poreuse. Et les mathématiques des files d'attentes cèderont la place aux lois de Darcy, qui expliquent l'écoulement d'un fluide à travers des pores. Hélas, toucher à l'IP est devenu tabou. C'en est désespérant."

Louis Pouzin quant à lui, pionnier des réseaux et inventeur du concept de communication par paquets utilisé sur internet pense qu'il est trop tard pour remettre en chantier les protocoles de base :

"La recherche scientifique sur l'architecture du réseau a été mise au réfrigérateur dès les années 1980. Jusque là, Internet était un chantier, et les ingénieurs faisaient en sorte que ça marche. Point. Puis, une fois que cela a été le cas, les Américains l'ont généralisé sans plus s'intéresser à son architecture. Dommage, car jusqu'en 1992, Internet avait encore peu pénétré la société. Il aurait été temps de plancher sur cette problématique."

(Modifié par Aroya le 29-11-2008 à 18:22)
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Le 29-11-2008 à 20:15 #

"Affolés par son rythme de croissance, les chercheurs ont ... " ... tranquilement peaufiné des solutions pendant plus de 15 ans


Le 29-11-2008 à 18:21, Aroya :

Or l'IPv6 disponible depuis 1999 est déjà un échec. Et pour cause, hormis son stock d'adresses et quelques subtilités, ce protocole ne règle rien des grands problèmes du Net - sécurité et qualité des flux, disponibilité.

Le journaliste démontre ici sa totale incompréhension des réseaux. Non, l'IPv6 ne gère pas la sécurité, ce n'est pas son rôle et ne le sera jamais. IP c'est l'équivalent de la couche réseau du modèle OSI, son rôle se limite à créer une voie de communication entre deux points.

Rien n'empêche de mettre autre chose en dessous et au dessus de la couche IP pour ajouter des fonctionnalités (techniquement, le web est beaucoup plus limité par HTTP ou TCP que par IP), c'est le principe du système, mais il n'y a aucune raison pour qu'IPv6 s'occupe d'autre chose que du routage.

Des options pour gérer la QoS et différentes classes de traffic ont été prévues. Et les options sont extensibles, on peut en ajouter au besoin, donc je ne vois pas trop ou serait le facteur limitant...

Par ailleurs, il faut tout de même remarquer que la télé HD par cable fonctionne déjà sur IP, preuve que ce n'est pas une limitation. Même la HD non compressée peut passer sur IP sans problème.

Exemple avec le NAT (Network Address Translation), mis au point en Europe pour éviter la pénurie d'adresses IP.

L'utilisation du NAT est à la fois un inconvénient et un avantage. Oui, cela oblige à passer par un gateway, mais cela permet d'avoir un réseau entièrement privé. Je ne suis pas du tout convaincu que NAT soit abandonné lors du passage à IPv6. Qui a réellement envie que l'adresse IP de son PC soit accessible à tous dans le monde entier ?

C'est pourquoi l'idée d'un nouveau réseau mondial, mieux pensé et mieux structuré pour faire face à la demande et surtout capable d'évoluer au fil du temps

C'est évident, c'est comme ça que l'informatique fonctionne. On utilise un système en y ajoutant des fonctions jusqu'à ce que ça devienne trop complexe et qu'il faille du neuf. Mais les projets de nouveaux réseaux mondiaux verront le jour dans 20 ou 30 ans, avec des contrainte que l'on commence seulement à imaginer. En attendant, IP fera l'affaire.

Bref, je trouve l'article inutilement alarmiste.

Ben
(Message raccourci, cliquez pour l'afficher en entier.)

Le 29-11-2008 à 22:02 #


Le 29-11-2008 à 20:15, ben :

C'est pourquoi l'idée d'un nouveau réseau mondial, mieux pensé et mieux structuré pour faire face à la demande et surtout capable d'évoluer au fil du temps

C'est évident, c'est comme ça que l'informatique fonctionne. On utilise un système en y ajoutant des fonctions jusqu'à ce que ça devienne trop complexe et qu'il faille du neuf. Mais les projets de nouveaux réseaux mondiaux verront le jour dans 20 ou 30 ans, avec des contrainte que l'on commence seulement à imaginer. En attendant, IP fera l'affaire.

Bref, je trouve l'article inutilement alarmiste.

Ben

L'article est en effet alarmiste, et présente l'architecture d'internet comme une structure à remplacer d'urgence. C'est cela qui m'avais surpris. Il est précisé en fin d'article que les nouveaux réseaux en cours d'élaboration (théorique) ne pourront pas voir le jour avant 2020 ! Des avis d'experts, dont celui de l'ancien président de l'Internet Architecture Board (IAB) Christian Huitema, architecte réseau chez Microsoft, viennent toutefois modérer le ton général de l'article :

"Je comprends qu'il soit tentant de repartir de zéro, ne serait-ce que pour explorer l'espace des solutions possibles. Mais il n'y a rien d'inéluctable à revoir l'architecture d'Internet. La mobilité et la sécurité se prêtent bien à des améliorations progressives : réagir un peu plus rapidement à un mouvement, être un peu plus robuste face aux attaques... Il s'agit d'évolutions, pas de révolution ni de table rase ! Pour démarrer un réseau concurrent, il faudrait justifier les investissements par une nouvelle application, attrayante et impossible à développer sur le réseau existant. Sinon, qui le financera ? J'y regarderais à deux fois avant de changer un système qui marche."

Le 11-12-2008 à 16:25 #

Oui, j'ai aussi été très surpris de ce titre, un peu racoleur.

Il est vrai que la magazine donne un ton alarmiste, mais tout n'est pourtant pas faux, dommage donc pour un sujet aussi intéressant.

Principalement là ou je ne suis pas du tout d'accord est sur la confrontation révolution/évolution. Il est clair qu'une évolution est possible sans pour autant recommencer depuis le début.

Là ou je suis totalement d'accord est le manque d'institution reconnue et surtout légitime pour "controler" Internet, c'est à mon avis inadmissible pour les entreprises européennes et les européens en générale de dépendre d'une organisation américaine pour l'attribution des adresses internet.

En cas de conflit, nous sommes un peu coincés...

Le 15-12-2008 à 13:08 #

Bonjour,

Cet article me fait bondir, pour la plupart des raisons déjà évoquées plus haut. Le pire est que le commun des mortels ne peut exercer son esprit critique du fait du manque de repaires techniques un minimum nécessaires pour comprendre de quoi il en ressort.

C'est d'autant plus ridicule, que les évolutions dites "expérimentales" (MDR)du protocole en place ne seront pas directement visible par l'utilisateur finale. IPv6 simplifiera la vie des administrateurs réseaux, des opérateurs, facilitera l'optimisation du routage, la priorisation de flux, mais ne sera pas visible par l'utilisateur final, , si ce n'est en terme de performances, et ce de façon très progressive. En comparaison, l'avènement de l'ADSL chez les particulier a été perçue comme une révolution en terme de performance par l'utilisateur lui même(rapidité de temps d'accès), la transition IpV6 ne sera quasiment pas perçu, et pire l'augmentation des performances se fondera dans l'amélioration des bandes passantes dans les prochaines années.

Pourquoi tant d'exagération, pour un problème qui a déjà une solution, et pour une solution qui passera inaperçue par 99,999999% de la planète ?

A coté de cela, si l'"Apocalypse" annoncé par S&V était si imminente, et bien cela serait pour moi une plutôt bonne nouvelle. En effet, la plupart des acteurs du marcher (et donc par forcement que ceux qui définissent les standards), restent frileux à déployer de l'IPv6 et pour cause, cela ne présente pas un argument commercial immédiat. De plus le protocole n'est pas encore bien connu, et les compétences pour l'administrer et le supporter pas encore répandue.

En bref, le plus grand frein d'IPv6 est en fait IPv4 : Tant que IPv4 ne sera pas gravement menacé (comprenez par la l'épuisement total des adresses IPv4 restantes), Ipv6 restera marginal, une technologie toute à fait fonctionnelle mais très peux utilisée.

En pratique, la transition s'effectuera de la façon qui suit :
1 - IPv4
2 - Une majorité d'équipements connecté en IPV4, un minorité en IPV6 : L'IPv4 va encapsuler des paquets IPv6 pour que les deux protoles puissent communiquer.
3 - Une majorité d'équipements connecté en IPV6, un minorité en IPV4 :
C'est l'IPv6 qui encapsulera des paquets IPV4 pour que les deux protocoles puissent communiquer.
4 - IPv6 (biensur il restera des verrues IPv4 pendant des années)

A l'heure actuelle nous sommes au stade 2, au début (en terme du nombre de machine). Le but et de franchir une limite virtuelle, ou la quantité des routage natif IPv6 aura plus de poids que le restant IPv4, alors la tendance s'accélérera, et tout les acteurs suivront.

Suite à ce que j'ai lut dans certaines réponses plus haut :

Pour informations, le NAT est bien supprimé en IPv6. Une notion de "Portée" d'adresse apparait, portée locale, portée de site, portée globale, ainsi que d'adresse Globalement Routable et adresses non routable. Rappelons que chaque adresse IPV6, contient un prefixe de site qui permet d'être routé à destination, ainsi qu'un suffixe de host, qui permet d'identifier une machine un fois routée à destination.

En terme de sécurité, même si IP est un protocole de routage donc réseau (Niveau 3 OSI), ça n'est pas pour autant qu'il n'a rien a voir avec la sécurité. En effet IPv6 intègre une gestion native d'IPsec, et donc un cryptage du contenu "Data" des paquets (possible mais pas obligatoire).
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Le 17-12-2008 à 12:56 #

Bonjour à tous, il est clair que le titre de cet article m'a tout de suite intrigué , en même temps, des titres comme ceux-ci en première page font vendre..

Ce texte a effectivement et volontairement un ton alarmiste, comme beaucoup d'articles de Science & Vie vous en conviendrez. Si vous avez lu le numéro d'il y a quelques mois sur les centrales nucléaires, c'est exactement le même genre.

Je pense que ce qu'il faut en retenir, ce n'est pas le climat catastrophique qui nous attend si l'on ne modifie pas l'infrastructure d'internet, mais plutôt le danger lié au manque de sécurité et surtout l'ignorance totale d'une majorité de gens concernant l'utilisation d'internet.

En effet, nous connaissons tous des dizaines de personnes qui se sont acheté un PC avec une connexion internet sans jamais avoir touché un seul ordinateur auparavant. Et vas-y qu'on y installe Emule et Messenger pour faire "comme tout le monde".. Du coup, ces personnes ne se rendent pas compte et ne savent même pas que leur PC a toutes les chances de se faire infecter et de faire les joies des hackers et des spammeurs.

Car s'il y a bien une chose que l'on ne peut pas nier, c'est que ce trafic occupe un pourcentage énorme de bande passante, ce qui fait augmenter son prix. C'est pourquoi des pays commencent à appliquer des débits journaliers limités, comme certains FAI au Canada par exemple.

Je ne suis pas un pro de la sécurité informatique, je possède seulement quelques notions, mais j'ai collaboré pendant un certain temps au défunt Hackademy magazine, et j'ai eu l'occasion de lire des textes tous aussi alarmistes. Même si ce genre de magazine s'adresse à des initiés, il a l'avantage de faire prendre conscience des risques que l'on prend en surfant sur le net.

Et cela ne date pas d'hier. Mon premier abonnement à un FAI date de septembre 1995 chez Compuserve. Déjà a l'époque, je pouvais lire des sujets sur Usenet sur les méthodes d'intrusion, des récupérations de mots de passe cryptés... Là je me disais qu'il fallait éviter de dévoiler n'importe quoi pour ne pas avoir de surprises. Et depuis, presque rien n'a été fait en matière de communication pour alerter les "futurs" clients des risques de contamination encourus. A part quelques gros titres lorsque M.S.Blaster ou Sasser semaient la pagaille. Je regrette que les FAI ne fassent pas de campagnes sur ce sujet mais c'est bien normal en même temps, il ne faut pas effrayer le client.

Bref, ce que je retiendrai de cet article, c'est que les hackers et le spam ont encore de beaux jours devant eux tant que les consciences n'auront pas changé, et que les utilisateurs n'auront pas compris qu'on ne laisse pas un PC branché 24h/24h sur internet sans un minimum de précautions.

Voilà, je dévie un peu du sujet initial mais ce fléau y est pour beaucoup dans la situation du Web aujourd'hui.
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