Préalable : je respecte toutes les sciences, toutes les religions et si, parfois, au détour d’une de mes phrases, il vous semble que je snobe l’une d’entre elles, c’est tout simplement parce que vous m’avez mal comprise, peut-être même parce que je me serais mal exprimée, où que j’aurais fait un flop avec un de mes regrettables traits d’esprit.
Tous les efforts pour expliquer le monde me semblent légitimes, même si parfois une ou des circonstances viennent les invalider.
Ne vous fâchez pas avec moi, donc, et nous pourrons avancer sans nous égarer.
Nous pourrons avancer, oui, car j’ai besoin de vos lumières !
EXPERIENCE DE PENSEE
Où l’esprit se cache t-il donc ?
Est-il caché dans la matière, est-il détaché d’elle, la chevauche t-elle ?
L’écueil de la physique est de nous décrire le monde sans l’esprit dedans.
Pareillement, où se trouve la matière dans les sciences de l’esprit ?
Ces sciences planent, bêcheuses, au-dessus de la matière qui ne lui sert que de décor pour ses représentations (attention : retour en ligne 1 de cette fenêtre)
On pourrait se demander si l’esprit et la matière existent l’un pour l’autre à l’aube de notre science en genèse.
Pourtant, nous ne pouvons pas nier qu’il existe un lien, (ex : lobotomie) car c’est bien la matière qui fournit un support à nos esprits, tout au moins ici bas et scientifiquement parlant (attention : retour en ligne 1 de cette fenêtre)
Quelques soient nos croyances, il existe donc nécessairement un lien entre l’esprit et la matière et je voudrais donc corriger ma définition du monde imaginal d’avant-hier soir (conf Mondes parallèles monde imaginal ) :
Le monde imaginal, c’est le monde physique décrit avec l’esprit dedans.
Plus encore, c’est le monde où l’esprit et la matière existent l’un pour l’autre.
Si je voulais vous faire bondir, je gagerais qu’un jour, ce sera le monde où l’esprit et la matière existent l’un par l’autre, mais je ne tenterais même pas l’assaut de cette pente périlleuse car cette heure n’est pas venue, loin s’en faut. Il faudrait pour cela tenter et parvenir à mettre de l’esprit dans la matière et de la matière dans l’esprit, rejoindre en somme un combat décrié et honni : celui de l’alchimie.
Mais si des siècles de vaines tentatives sont une poussière de temps au rang de la genèse d’un monde, pourtant pas pour l’homme contemporain, funambule éphémère tentant d’embrasser d’un seul regard le fil d’un temps insensible à sa quête.
Le temps presse donc.
Aussi, pour l’heure, je vous confie que ma croyance est que l’esprit peut donner un sens à la matière autant que la matière peut donner un sens à l’esprit et je n’ai rien trouvé de mieux que le principe imaginal pour espérer un jour aboutir dans ma démonstration.
Pourquoi : d’aucuns m’ont demandé où je voulais en venir et affirmé qu’ils avaient leur petite idée sur la question. J’en doute. Mais je vous livre un indice : il me semble nécessaire et urgent que l’homme réchappe du traumatisme dans lequel l’a laissé Copernic en l’arrachant du centre du monde. Nu est seul devant l’immensité de la Création, il me semble que s’il trouvait la preuve qu’il a un rôle à jouer ici-bas, il reprendrait d’arrache pied son combat pour la vie en retrouvant un sens à son existence…
On peut critiquer mon combat et quitter ce fil sur-le-champ. On peut critiquer mon choix de Copernic mais rester parce que ceci n’est qu’un choix aisé à saisir parmi tous ceux que contient ma besace !
J’aimerais alors que nous tentions une première expérience de pensée autour de cette proposition :
La mécanique quantique est un proto monde imaginal en formation.
Je propose de poser ce préalable auquel je m’engage à tenter de rester perpétuellement fidèle :
Un monde parallèle serait un monde qui se superpose au monde que nous connaissons. Autrement dit, il serait une émanation d’une composante du monde, ou supra monde.
Mais il pourrait aussi bien être en amont d’une composante du monde de notre connaissance, qui lui-même en émanerait, et se serait alors un infra monde.
Exemple : infiniment petit, infiniment grand.
En tant que tel il relèverait du réel tel que nous l’accepterions, il serait une « autre dimension du monde » et serait acceptable aux yeux de la science parce qu’une transition ou fonction, ou somme de transitions ou de fonctions, nous permettrait de transiter de lui au réel tel que nous le connaissons.
Ce préalable vous paraît-il acceptable ?
Bien à vous tous
PS : RV quand je me serais acquittée de toutes mes obligations…