En effet les indices (même ceux provenant d'une source considérée comme valable avant qu'elle ne donne un avis contraire à notre croyance) ne sont pas traités de la même manière s'ils abondent dans le sens de nos croyances (manque de demande de justifications et d'informations) ou s'ils vont à leur encontre (scepticisme motivé par l'effort à fournir pour changer de représentation par exemple).
"Dans quels CAS les gens modifient-ils leurs croyances dans ce CAS?"
Je ne saisis pas... Pas tout à fait en tout cas...
Il me semble en fait que les personnes ne demandent pas de preuve si la source est en accord avec nos croyances (ce qui est une erreur si on prend en compte les remise en question de l'expertise de la source dans le cas contraire...) et qu'ils en demandent davantage lorsque la "preuve" va à l'encontre de cette croyance (une source "fiable" ne le devient plus lorsqu'elle s'attaque à notre jardin de croyance).
Un changement de croyance n'intervient pas ici (apparemment), c'est plus une stratégie pour se prémunir contre l'attaque de nos représentations.
Il peut arriver que certains changent de représentations (lors d'un changement groupal et donc normatif) et pas seulement en surface mais par un mécanisme d'assimilation... Pour ce cas précis le groupe d'appartenance ne doit pas être désirable (voire fortement menacé par exemple) et le groupe de référence (auquel on veut adhérer) doit être désirable (ainsi que ses normes). Mais même lorsqu'un groupe est menacé certains y adhèrent toujours en mettant en exergue les points valables selon eux ou en s'accaparant des avantages sociaux.
Si j'ai le temps je mettrai en ligne des powerpoint de cours sur la mobilité sociale et l'influence sociale.