Oui, on ne née pas pédophile mais on pourrait devenir ... rien n'est déterminé d'avance. Ce genre de raisonnement provient du cerveau d'un homme de droite comme disait Michel Onfrain est flagrant ! mais d'autres plus subtils encore sur le déterminisme ...
Je pense que ce que tu dis là est très important car cela veut dire que nous avons tous le potentiel d'être pédophiles ce qui nous responsabilise nettement plus vis à vis de nos actes que de présumer qu'un gène prédispose fortement à la pédophilie au quel cas cela déresponsabiliserait complètement les gens d'actes odieux qu'il commetteraient.
D'un point de vue purement froid on pourrait s'interroger sur l'intérêt de l'évolution d'avoir un gène de la délinquence et de la pédophilie qui aurait été conservé si cela était génétique.... par jeu d'esprit je vais faire quelques hypothèse farfelues...
La délinquence parce que dans une forte pression de sélection être roublard, aggressif et sans limite était une façon comme une autre qui pemetterait de survivre en cas de famine ou de condition difficiles pour intriguer et prendre une place haute dans la hierarchie du groupe ? Mais il est à noter que cela s'aquière aussi par mimétisme et reproduction de comportement donc le besoin d'un gène pour cela n'est pas du tout évident.
Pour la pédophilie je ne vois pas vraiment... je sais que la pédophilie se commet souvent dans le cercle familiale, y a-t-il là une façon pour les gènes de tenter d'augmenter leurs copies en restant en vase clos mais brassé néanmoins ? Cela pourrait faire sens s'il s'agissait de 2 adultes, mais d'un adulte et d'un enfant je ne vois pas vraiment.
Dans un bouquin que j'ai lu il y a pas mal de temps je me souviens d'une étude faite sur des criminels mis en quartier de haute sécurité aux USA, il s'agissait de récidivistes violents, que cela soit sexuel ou non. En observant le caryotype de ces criminels on s'était rendu compte que la grande majorité d'entre eux étaient XYY, c'est à dire qu'ils avaient un dérègelement hormonale fort qui était d'une cause quasi génétique car leur trisomie 23 semblait influencer très fortement leur comportement socio-affectif. Il ne s'agit pas vraiment d'un facteur génétique mais d'une facteur aneuploidique. Cette étude date de 1968... mais après quelques dizaines d'années une contre-étude sur un nettement plus grand pannel et fait de manière plus rigoureuse a démontrer que les seuls phénomènes statistiquement réelle de cette aneuploidie du chromosome 23 étaient une taille plus grande et un très léger retard mental, mais en aucun cas une propention à la criminalité brutale récidiviste... c'est un exemple intéressant je trouve