"Car quand il s'agit des femmes, tu sembles nettement moins larmoyant sur le mépris que TU leur manifeste (sous couvert d'un humour pas drôle et particulièrement douteux !)."
Goldo, c'était du second degré, je l'atteste.
Tu as reconnu toi-même que le second degré t'était étranger, donc tu es excusable.
A part, ça, ce n'est pas faute d'avoir essayer de faire dire à Christob ce qui aurait montré qu'il sait sortir du fatalisme "Ce sont les lois du marché" ; en reconnaissant, par exemple que les lois du marché, ce sont les chefs d'entreprise qui les font.
Ou bien en reconnaissant que ce système est voué à sa perte rapide : les flux tendus, par exemple, qui sont "rendus nécessaires par les lois du marché", finiront par engorger les voies de circulation et par coûter plus cher, par la raréfaction du carburant, que le stock.
Mais on n'y changera rien tant qu'on n'y sera pas contraint, ça non pas question, cela ferait baisser la rémunération des actionnaires.
Donc droit dans le mur, en espérant que le choc tombera sur la génération suivante.
Christob tu n'as pas compris ma question : comment intègres-tu ce détail dans ton schéma ? Je ne doute pas que tu ne sois brillant dans l'organisation de la production et dans la motivation des salariés. Moi-même directeur, il m'arrive de temps en temps d'avoir à planifier un travail et à motiver des gens.
Le "détail" consistait à la hausse de productivité obtenue, non sur les façons de l'obtenir. Je te proposais de concilier ce fait avec l'image de paresseux revendicatifs que tu manipules à propos des salariés français. Dire que les syndicats règnent en maîtres, empêchent toute réforme, revendiquent à tort et à travers, poussent au conflit, ruinent parfois les sociétés, (ça tu ne l'as pas dit, mais je l'ai entendu de la part d'un collègue à toi ; encore une fois je ne t'attaque pas personnellement, mais ce que tu défends), tout cela est difficile à concilier avec certains faits : la souplesse et la conciliation des salariés, la productivité française...
Naturellement qu'une confiance mutuelle peut s'installer entre les salariés et les patrons. Bien sûr que cette confiance s'appuie non seulement sur le respect du patron mais aussi sur les conditions salariales et de travail honnêtes. La question n'est pas là. Personne ne t'accuse d'être un négrier.
Mais cesse une minute de tout ramener à ta personne...
Est-il possible que tu voies pas ce qui cloche ? Est-il possible que tu ne voies pas qu'après avoir accusé le socialisme pendant soixante ans de niveler la condition humaine par le bas, le capitalisme aujourd'hui argumente de la concurrence (d'ailleurs non libre et faussée), pour... simplement niveler la condition humaine par le bas : travaillez plus et gagnez moins parce qu'en Chine et en Inde, ils travaillent encore plus et gagnent encore moins.
Une dernière chose : tu as la gentillesse de dire que l'un de mes posts tiendrait presque debout... Tant mieux, car ce que j'y écrivais ne venait pas de moi, ce n'étaient même pas des paroles de gauche, mais celles de patrons.
Car il existe des patrons qui voient très bien où nous mène l'actuelle course folle et qui ont décidé de ne pas pousser à la roue du char.
Maintenant que tu sais d'où venaient ces idées, il ne te reste plus qu'à reconnaître qu'elles tiennent bien debout, puisqu'elles ne sont pas de gauche, ou à dire que les patrons qui les ont émise sont dans le faux.
Ludwig