A vos questions je réponds :
" Si je comprends bien, vous évoquez un potentiel commun à toutes les espèces terrestres et marines. Il y a ensuite un phénomène de sélection lié au milieu. Mais pas de mutation adaptative au milieu.
Vous ai-je bien compris ? "
voilà, c'est ça
"Vous dites aussi : La preuve que l'évolution n'est pas Darwinienne, c'est que les formes de vie sont imparfaites. Si Darwin avait raison, il existerait des formes de vie bien plus adaptées et performantes.
Ai-je encore bien compris ? "
c'est pas trop une preuve, m'enfin, un argument vaseux
"Vous dites encore : Les cous montent parce que les tissus sont organisés comme cela. Il n'y a donc aucune influence, de la gravité, par exemple, sur le développement, l'ossature, la musculature d'un cou. "
Ah, bonne question, dans l'embryon, pas d'influence ou très peu. Après, du vivant de lanimal, la gravité joue un rôle. En fait, pour faire des tissus il faut pousser ou tirer dessus. Toute force en plus perturbe le système (ex : femmes girafes, enfants araignées, boucles d'oreilels qui tirent sur la peau, etc. il existe mille exemples).
Un exemple intéressant : dans l'oeuf les cellules des futurs os sont alignées suivant les mouvements cellulaires. Chez l'adulte, les osétoclastes sont orientés plutôt suivant les contraintes dûes au poids de la personne (c'est très connu et très ancien, ça a été dérit depuis au moins cinquante ans, bien qu'il reste des zones d'ombre)
"Vous disiez plus haut que le développement embryonnaire n'était lié qu'à une équation du mouvement. Vous semblez réfuter l'influence chimique et génétique.
Ai-je encore bien compris ? "
Oui et non : il existe une équation type, très simple, qui peut fabriquer des animaux assez variés, mais à peu près du même type (ex. les tétrapodes). Evidemment, des quantités comme la viscosité, les seuils de cisaillement etc. le temps que dure tel ou telle poussée dépendent du contenu chimique de la bestiole, ce qui crée, tout de même, un champ de possibles pour la sélection.
Egalement, le nombre total de bandes formant les "segments prêst à s'entortiller dépend de la génétique (d'où des queues plus ou moins longues)
Seulement, quand des cellules s'alignent, le type de physique comprend deux choses : le champ d'orientation (quantité vectorielle sans grandeur) et la valeur des contraintes, des forces exercées par les cellules (quantité ayant une grandeur). Prenez un cou, avec toutes les cellules ordonnées, si vous changez les intensités des forces, vous faites un cou plus long. Les cellules peuvent changer les intensités des poussées, pas le fait qu'elles obéissent à un champ d'orientation. Le caractère orienté des tissu est fixé le 2e jour du développement, au moment de la gastrulation (en fait, dès qu'il y a du mouvement, tout le monde s'aligne comme dans le mouvement).
Moralité : c'est très facile de changer un bras, dans son allongement, des petits rotations des enroulements de tendons etc. , aps dans sa struture.
En modifiant au hasard les protéines, on "tappe sur" ou influence, la valeur des poussées bien plus que leur orientation. les pattes de tous les animaux s'allongent au fil des millions d'années, ou rétrécissent. Mais : les premiers animaux sont court sur pattes et de toute façon, ça reste des pattes.
"Vous disiez également :
ces mouvements existent, si je les décris c'est déjà pas mal. "
ah oui, hélas, ils existent donc je ne fais que modéliser ce qui a été découvert par d'autres.
J'aurais préféré tout découvrir, mais bon.
voilà.
vincent fleury