Bonjour à tous,
Voilà j'ai un problème : je dois rendre pour lundi un commentaire comparé en français. Pour ce commentaire, je dispose de deux textes plus ou moins philosophiques de Voltaire. Je copie colle donc les deux textes au dessous :
PREMIER TEXTE :
A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental, et à Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
Aux eaux de Rolle en Suisse, par Genève, 16 juillet 1766
Je me jette à votre nez, à vos pieds, à vos ailes, mes divins anges. Je vous demande en grâce de m'apprendre s'il n'y a rien de nouveau. Je vous supplie de me faire avoir la Consultation des avocats ; c'est un monument de générosité, de fermeté et de sagesse dont j'ai d'ailleurs un très grand besoin. Si vous n'en avez qu'un exemplaire et que vous ne vouliez pas le perdre, je le ferai transcrire, et je vous le renverrai aussitôt.
L'atrocité de cette aventure me saisit d'horreur et de colère. Je me repens bien de m'être ruiné à bâtir et à faire du bien dans la lisière d'un pays où l'on commet de sang-froid et en allant dîner des barbaries qui feraient frémir des sauvages ivres. Et c'est là ce peuple si doux, si léger et si gai! Arlequins anthropophages, je ne veux plus entendre parler de vous. Courez du bûcher au bal, et de la Grève à l'opéra-comique, rouez Calas, pendez Sirven, brûlez cinq pauvres jeunes gens qu'il fallait, comme disent mes anges, mettre six mois à Saint-Lazare. Je ne veux pas respirer le même air que vous.
Mes anges, je vous conjure encore une fois de me dire tout ce que vous savez. L'Inquisition est fade en comparaison de vos jansénistes de Grand-chambre et de Tournelle. Il n'y a point de loi qui ordonne ces horreurs en pareil cas ; il n'y a que le diable qui soit capable de brûler les hommes en dépit de la loi. Quoi ! le caprice de cinq vieux fous suffira pour infliger des supplices qui auraient fait trembler Busiris !je m'arrête, car j'en dirais bien davantage. C'est trop parler de démons, je ne veux qu'aimer mes anges.
SECOND TEXTE :
En 1766, le jeune chevalier de La Barre fut accusé sans preuves d'avoir mutilé un crucifix. Il fut torturé et condamné à mort. Voltaire, indigné, dénonce ces abus de son temps.
"Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main, et qu’on brûlât son corps à petit feu; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir précisément combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête.
Ce n’est pas dans le xiiie ou dans le XIVe siècle que cette aventure est arrivée, c’est dans le XVIIIe. Les nations étrangères jugent de la France par les spectacles, par les romans, par les jolis vers, par les filles d’Opéra, qui ont les moeurs fort douces, par nos danseurs d’Opéra, qui ont de la grâce, par Mlle Clairon, qui déclame des vers à ravir. Elles ne savent pas qu’il n’y a point au fond de nation plus cruelle que la française".
J'ai vraiment besoin d'aide pour trouver le plan pour ce commentaire comparé entre ces deux textes. SVP répondez moi d'urgence..
Merci d'avance à tous ceux qui auront pris la peine de répondre pour m'aider..