Le problème de l'enseignement des sciences dans le supérieur vient, de mon point de vue, du manque de recul qu'ont les étudiants. Plus les notions abordées sont complexes, plus elles doivent être "muries" avant d'être véritablement assimilées. Je peux citer mon exemple personnel : après deux ans de classe prépa, j'étais prêt pour les concours : j'étais capable de résoudre des problèmes très complexes et de faire des calculs très rapidement.
Par exemple, on étudiait la transmission des ondes électromagnétiques à travers des matériaux réfringents, et on faisait des calculs en intégrant les équations de Maxwell dans la matière... Le pied !!!

Mais dans le fond, je ne comprenais que couic ! Ca ne m'a pas empêché de réussir les concours, d'ailleurs...
Tout simplement parce que les équas de Maxwell nous ont été balancées au lance pierre, en quelques jours, qu'après il a fallu passer à autre chose, puis autre chose, et que le programme était si dense qu'on ne pouvait se permettre de s'arrêter pour essayer d'approfondir un peu un concept.
Je n'ai compris qu'après ce qu'était la théorie de Maxwell, en lisant notamment le cours de Physique de Feynman (Ze Baïbeule !) : et ce fut (presque) littéralement jouissif. (J'ai bien dit "presque"). Idem pour d'autres concepts, ne serait-ce que la mécanique newtonnienne, qui est tout sauf intuitive, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et je suis loin de comprendre les concepts avancés et qui heurtent le sens commun de la mécanique quantique et de la Relativité (et pourtant ça fait un bon moment que je suis dessus).
Pour revenir au fil, je suis d'accord avec toi sur la variation du résultat final à partir de conditions initiales très proches. Si une planète semblable à la Terre tournait autour d'une étoile semblable au Soleil, à la bonne distance, si elle était en plus munie d'un satellite, ni très gros, ni trop petit, si l'étoile n'était pas trop près du centre galactique, etc... Si, si, si... Et bien il serait surprenant que les choses se déroulent exactement comme sur Terre. Par contre, ce qui semble raisonnable, c'est que les choses changeront et deviendront plus complexes.
La complexité semble croitre partout : les étoiles se sont groupées en galaxies, les galaxies en amas, les amas en super-amas... La nature aime créer des structures organisées. On a l'exemple de la vie uniquement sur Terre, mais on a aussi la preuve de la présence de molécules organiques, certaines très complexes, dans l'espace interstellaire. Là aussi, création de complexité...
Je pense que la réponse est à chercher sur le fait que les forces de la nature n'ont jamais le temps de finir leur travail. Nous sommes dans un état métastable semblable à la surfusion. L'expansion de l'Univers est une piste, mais il y en a sûrement d'autres...
Pour ce qui est de l'explication métaphysique (ce n'est d'ailleurs plus "pourquoi" mais "pourquoi faire"), je ne pense pas qu'il soit utile de donner des réponses, car les réponses sont personnelles, et c'est à chaque individu de la trouver, ou de la créer, par la philosophie, la religion, etc... Ce n'est plus le domaine de la Science...
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