la structuration lexicale (préfixe, suffixe, radical, modes de
dérivation, néologismes, emprunts
La structuration lexicale est les moyens dont une langue dispose pour enrichir le vocabulaire et inventer de nouveaux mots.
Dans "incroyable", "in-" est le préfixe (il a ici un sens privatif), "-croy-" est le radical (verbe "croire") et "-able" est le suffixe (qui indique la possibilité, comme dans "probable", "jetable" etc.) Cela veut donc dire qu'une chose incroyable est une chose que l'on ne peut pas croire.
Créer un mot en ajoutant un préfixe et/ou un suffixe à un radical préexistant constitue une dérivation (ex : "fruitier" est un dérivé de "fruit"). Un néologisme est un mot inventé, par exemple dans le cas d'une découverte ou d'une invention (ex : "altermondialisme" peut être considéré comme un néologisme, car ce mot a été inventé depuis peu de temps). Bien entendu, un néologisme ne reste jamais longtemps un néologisme...
Enfin, très souvent, une langue emprunte les mots qui lui manquent à d'autres langues, surtout quand il s'agit de désigner des objets issus d'une culture étrangère. Par exemple, "hamburger" vient de l'anglo-américain, qui lui-même l'a emprunté à l'allemand, afin de désigner le sandwich originaire de la ville de Hambourg, en Allemagne ; "mannequin" vient du néerlandais "manneken" qui signifie "petit homme", puis "poupée" ; "chiffre" vient de l'arabe "sifr". "Biologie" est forgé à partir des mots grecs "bios" (la vie) et "logos" (le discours rationnel), et est donc le discours rationnel, ou science, sur la vie.
les relations lexicales (antonymie, synonymie et quasisynonymie,
hyperonymie)
L'antonyme est le contraire ("froid" est l'antonyme de "chaud"). Le synonyme est un mot qui a un sens identique ("bouger" et "remuer", par exemple). Mais comme il n'y a pas de synonyme parfait ("bouger" et "remuer" n'ont pas tout à fait le même sens, car "remuer" indique une notion de vigueur, voire de violence, dans l'acte, qui est absente de "bouger" et "bouger quelque chose" n'a donc pas tout à fait le même sens que "remuer une chose"), il vaut mieux parler de "quasisynonymie". L'hyperonyme est un terme générique, qui peut servir à désigner plusieurs objets. Par exemple, "bâtiment" peut désigner une église, un temple, une maison, une synagogue, une mosquée, un château, un palais etc. C'est donc un hyperonyme.
le lexique et les figures de rhétorique (comparaison, métaphore, métonymie, périphrase, antithèse; leur rôle dans la signification des textes).
La comparaison est une image construite avec un mot comparant ("comme", "tel (que)", "semblable à" etc.) Ex : Achille bondit, tel un lion.
La métaphore est une image construite sans mot comparant, mais en utilisant des mots qui, normalement, ne s'utilisent pas avec ce dont on parle. Ex : A cet instant, le bouillant Achille rugit de colère. Théoriquement, un être humain ne bout pas, et ne rugit pas. Pourtant, ici, cela signifie bien qu'Achille est très en colère et qu'il a crié très fort, à la manière d'un rugissement de lion.
La métonymie consiste à exprimer l'effet par la cause, le contenu par le contenant, le tout par la partie. Ex : "On a bu quelques verres au café." On ne peut pas vraiment boire un verre (ben oui ! ça ferait très mal !). En revanche, on boit ce qu'il y a dans le verre. Donc, le contenant sert à exprimer le contenu.Une périphrase consiste à reprendre ce qui a été déjà dit en un seul mot, mais avec plusieurs mots. Ex : "Le plus vieux métier du monde" au lieu de "prostitution".
Une antithèse consiste faire s'opposer deux mots ou expressions traduisant des idées contraires. Ex : "L'Homme est petit, mais l'Homme est grand".