Salut Despé
Merci pour l'exemple de l'inquisition, qui confirme très bien ce que je dis :
Tu dis: c'est une question de contexte, pas d'église. Voyons c'est dangereux ce que tu dis ...... c'était l'église qui avait crée le contexte d'inquisition!
(Non, pas le "contexte d'inquisition" : l'Inquisition.
L'inquisition a été créée par l'Eglise au 13e siècle dans un contexte politique particulier, elle s'est éteinte ensuite parce que le contexte avait changé.
L'Eglise a vécu douze siècle sans l'inquisition, ce qui montre bien que celle-ci ne lui est pas liée de façon "consubstantielle", mais seulement circonstancielle : (le contexte).
Galilée ne serait pas persécuté aujord'hui parce que le contexte ne le permet plus.
Par ailleurs :
la religion devait rester quelque chose de personnel et individuel.
Le seul but de toutes les religions est d'intégrer, de cimenter la société en lui proposant des codes et des valeurs. Elles n'ont jamais rien eu de personnel ni d'individuel, mais ont toujours, (moins à l'époque actuelle et chez nous), porté des enjeux de pouvoir.
Ce que chacun peut y trouver pour lui-même est autre-chose. Le génie des religions est d'ailleurs d'avoir pu déguiser leurs fondements socio-politiques sous des promesses d'accomplissement individuel dans ce monde ou dans l'autre.
Ce rôle socio-politique existait déjà du temps des paganismes, à ceci près que les religions païennes se toléraient mutuellement, alors que le Christianisme a fait le vide.
Enfin :
A quoi ça sert d'avoir une religion si quand elle a "un rôle politique majeur"elle est capable des pires choses???????
La religion, comme le reste, est fait par les hommes, toujours influencés par le contexte de leur époque (entre autre influences). La république que j'aime a commis des crimes, les Eglises aussi. Personnellement, et c'est contestable, je pense que la principale faute des systèmes n'est pas dans les crimes qu'ils commettent, mais dans ceux qu'ils permettent, laissant aux pires des hommes la liberté de torturer et de tuer. Dans ce domaine, certains systèmes sont plus coupables que d'autres, mais aucun n'est blanc comme neige.
Il faudrait haïr tout le monde ; je ne peux m'y résoudre, étant bon de nature.
C'est toujours en premier lieu la nature humaine qui est en cause. Quand une église s'offre de la canaliser et de l'améliorer, je n'ai rien contre. L'idée que je me fais de Dieu en tant qu'athée s'en satisfait.
Mais je pense que Dieu, s'il existe, se f*** des Eglises, et que ça Le fait marrer.
Ludwig