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Statut de la discussion » argument contre le communisme « ( verrouillée)

argument contre le communisme

Le  2-04-2007 à 10:43 #


02-04-2007 à 09:58, cyclotron :
Si demain, tu arrives dans un pays où la durée du travail légale n'est que de 10 heures par semaine, au fond de toi, même si ton patron te demande de faire 20 heures, tu n'auras pas le sentiment de te faire exploiter.
Pourquoi ?
Pour des raisons culturelles !!
Parceque dans ta culture, c'est normal de travailler environ 35-40 heures par semaine.


Non désolée ; je ne vois pas ce qui te permet d'être aussi affirmatif. C'est peut-être valable pour certaines personnes mais on ne peut certainement pas en faire une généralité.
Idem pour cette affirmation : "Un français n'a pas la même tolérance à la charge de travail qu'un immigré venant d'un pays très pauvre !
Devant, une même situation, le travailleur français s'arrête et fait grève
".
Des tas de Français exploités ne feront jamais grève. Les "jaunes", ça existe !
Surtout, ta réflexion suggère l'impossibilité - voire le refus ? - de s'adapter à de nouvelles règles, à de nouveaux usages, à un autre état d'esprit ; c'est ça qui me chiffone le plus et qui me fait considérer ton jugement comme un préjugé raciste.
D'autre part, quand je disais "pas convaincant", c'est aussi parce que je pense que ça n'a guère à voir avec le niveau de culture ou d'études. Faut-il nécessairement être cultivé ou être qualifié pour se rendre compte qu'on est exploité ? Franchement, je ne crois pas.

Après, si tu y vois du racisme, je pense que ça t'arrange de le croire, c'est plus façile que d'intégrer que mon raisonnement est parfaitement valable.
Quant au soupçon de racisme, il laisse la personne que tu imagines concerné indifférente.

Non, ça ne m'arrange de penser que tu es raciste, ça me déplaît même. Je préfère penser l'inverse. Je crois juste que tu n'as pas mesuré la portée de ton jugement sur ce point, que tu ne vois pas ce qu'il induit.
Ton raisonnement est valable uniquement pour certains cas. Je te reproche d'en faire une généralité qui conduit à avoir des préjugés sur la main d'oeuvre immigrée.

Le  2-04-2007 à 13:08 #

Non désolée ; je ne vois pas ce qui te permet d'être aussi affirmatif. C'est peut-être valable pour certaines personnes mais on ne peut certainement pas en faire une généralité.


Non bien sûr, on ne peut pas généraliser, je te félicite de rappeler de telles évidences.
Une autre évidence est que si on ne généralise pas à un moment donné, on ne fait plus rien, on ne parle plus, on ne prend aucune décision, toute opinion est forcément fausse parceque dans telles situations particulières...
Cet argument (qui n'en est pas un) est retournable à l'infini pour tout autres arguments, c'est de la dialectique.
Enfin bref, comme il faut prendre des pincettes dans ce pays dès qu'on touche à des sujets sensibles, j'insère un message d'avertissement pour éviter toutes poursuites morales de la part des toiliens.

Attention : Le message suivant présente un ensemble d'arguments qui décrivent une façon d'aborder le rapport de l'immigré au travail. Cela ne constitue en aucun cas une théorie universelle applicable à tout homme ce qui serait une négation de l'unicité et l'originalité de tout être humain. Veuillez donc considérer ces propos comme une base de débat pouvant être soumis à la critique.



Idem pour cette affirmation : "Un français n'a pas la même tolérance à la charge de travail qu'un immigré venant d'un pays très pauvre !
Devant, une même situation, le travailleur français s'arrête et fait grève".
Des tas de Français exploités ne feront jamais grève. Les "jaunes", ça existe !


Tu réponds à côté...
Ok, il y a des gens qui ne font jamais grève parceque tout simplement ils considèrent leur situation acceptable (ou par couardise mais ça, c'est un autre problème, le courage ça s'apprend pas) et pas par idéologie anti-syndicaliste (ce que les syndicalistes aimeraient bien faire croire en usant de sobriquet culpabilisant pour désigner/dénoncer ces gens-là)
Par contre, envoie un "jaune" français travailler dans une usine au fin fond de la Chine, et tu vas voir que ce n'est pas une posture et qu'il va chèrement regretter l'absence de syndicats dans l'usine !

Encore une fois, la notion de d'exploitation est différente pour chacun.
Elle est différente pour le syndicaliste et le "jaune", elle est différente pour le français et l'américain et elle est encore différente pour le français et le chinois.
Enfin bref, cela dépends de ta culture !
Ce qui est inacceptable en France, ne l'est pas forcément dans d'autres pays !
Va en Chine expliquer que travailler 40 heures au lieu de 35, c'est de l'exploitation, mais tu va les faire mourir de rire !
Je vois mal comment tu peux nier ce facteur autrement qu'en essayant de noyer le poisson dans l'eau

Donc toi, le chinois qui fait des heures sup sans rechigner et qui refusera de se montrer solidaire avec des grévistes, tu vas le traiter de "jaune" (pas de remarques, svp, c'est le hasard de l'exemple) ou au mieux tu vas dire qu'il est naïf et pas au courant de ses droits.
Moi, je conçois qu'il ne soit pas choqué de travailler plus qu'un français parceque dans sa culture il a l'habitude de faire ainsi.
Et je conçois que les revendications d'un français lui paraissent bien futiles à lui qui a connu la vrai misère.



Surtout, ta réflexion suggère l'impossibilité - voire le refus ? - de s'adapter à de nouvelles règles, à de nouveaux usages, à un autre état d'esprit ; c'est ça qui me chiffone le plus et qui me fait considérer ton jugement comme un préjugé raciste.
D'autre part, quand je disais "pas convaincant", c'est aussi parce que je pense que ça n'a guère à voir avec le niveau de culture ou d'études. Faut-il nécessairement être cultivé ou être qualifié pour se rendre compte qu'on est exploité ? Franchement, je ne crois pas.


Ma réflexion ne suggère rien du tout.
Je parle de culture pas d'intelligence, je n'ai jamais dit que l'adaptation était impossible et qu'ils étaient trop idiot pour ça (quitte à caricaturer, allons-y).
Par contre, je maintiens qu'on ne modifie pas une culture en claquant des doigts, ça met du temps, beaucoup de temps parfois, et des fois même, dans certains domaines, ça n'arrive jamais, et est-ce vraiment ce que l'on souhaite ?
Moi, je ne suis pas pour matraquer une façon de penser et une façon de vivre... si on accepte des étrangers faut aussi accepter leur différence, l'intégration ou l'adaptation à nos moeurs ne se fait que sur plusieurs générations, c'est un long processus, c'est aussi une raison pour laquelle il faut stabiliser le nombre d'étrangers en France si on ne veut pas favoriser le communautarisme ethnique par le repli sur sa culture.
Pour le niveau d'étude, ouais bon... de toute façon, je me suis emmélé les pinceaux dans ce post-là , il ne traduit pas bien ma pensée, ce que je voulais dire est dans mon dernier message.


Enfin bon... ce qui me fait sourire dans tout ça, c'est que vous êtes les propres agents de la destruction du communisme.
Il n'y a qu'à noter la relation qui existe entre la disparition progressive des banlieues rouges et l'immigration venant du magrheb à la même époque.
Encore, une fois, je ne juge pas... il n'y avait pas de culture syndicale et ouvrière dans ces pays, c'est tout, mais on voit le résultat aujourd'hui...
Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir



Le  2-04-2007 à 15:09 #


02-04-2007 à 13:08, cyclotron :

Non bien sûr, on ne peut pas généraliser, je te félicite de rappeler de telles évidences.
Une autre évidence est que si on ne généralise pas à un moment donné, on ne fait plus rien, on ne parle plus, on ne prend aucune décision, toute opinion est forcément fausse parceque dans telles situations particulières...

Il n'est pas question de faire quelque chose ou de prendre des décisions, en l'occurence. Juste d'exprimer des opinions. Toi, tu ériges les tiennes en vérités qui ne semblent pas pouvoir être nuancées.


Idem pour cette affirmation : "Un français n'a pas la même tolérance à la charge de travail qu'un immigré venant d'un pays très pauvre !
Devant, une même situation, le travailleur français s'arrête et fait grève".
Des tas de Français exploités ne feront jamais grève. Les "jaunes", ça existe !


Tu réponds à côté...

Absolument pas. Encore une fois, je ne fais que nuancer tes généralisations abusives.

Ok, il y a des gens qui ne font jamais grève parceque tout simplement ils considèrent leur situation acceptable (ou par couardise mais ça, c'est un autre problème, le courage ça s'apprend pas) et pas par idéologie anti-syndicaliste (ce que les syndicalistes aimeraient bien faire croire en usant de sobriquet culpabilisant pour désigner/dénoncer ces gens-là)
Par contre, envoie un "jaune" français travailler dans une usine au fin fond de la Chine, et tu vas voir que ce n'est pas une posture et qu'il va chèrement regretter l'absence de syndicats dans l'usine !

C'est marrant cet exemple . Comme quoi, quand on est plongé dans un autre contexte, on peut tout à fait réviser son jugement et sa mentalité. Ce qui n'était pas du tout la "culture" - comprendre : son état d'esprit - du jaune en France le deviendrait en Chine.

Encore une fois, la notion de d'exploitation est différente pour chacun.
Elle est différente pour le syndicaliste et le "jaune", elle est différente pour le français et l'américain et elle est encore différente pour le français et le chinois.
Enfin bref, cela dépends de ta culture !
Ce qui est inacceptable en France, ne l'est pas forcément dans d'autres pays !
Va en Chine expliquer que travailler 40 heures au lieu de 35, c'est de l'exploitation, mais tu va les faire mourir de rire !
Je vois mal comment tu peux nier ce facteur autrement qu'en essayant de noyer le poisson dans l'eau

Ce qui est amusant, c'est la façon dont tu renverses le sujet. Il n'est pas question d'immigration française dans les pays aux cadences infernales (fait rarissime à mon avis ; cf. l'exemple des "jaunes" qui iraient en Chine) mais de ce qu'il se passe en France, du comportement de la main d'oeuvre immigrée en France. C'est précisément parce qu'elle espère trouver de meilleures conditions de travail qu'elle vient en Europe, tu ne crois pas ? C'est-à-dire moins d'horaires et pour un meilleur salaire. Pour changer de "culture" - comprendre : conditions - du travail justement.

Donc toi, le chinois qui fait des heures sup sans rechigner et qui refusera de se montrer solidaire avec des grévistes, tu vas le traiter de "jaune" (pas de remarques, svp, c'est le hasard de l'exemple) ou au mieux tu vas dire qu'il est naïf et pas au courant de ses droits.
Moi, je conçois qu'il ne soit pas choqué de travailler plus qu'un français parceque dans sa culture il a l'habitude de faire ainsi.
Et je conçois que les revendications d'un français lui paraissent bien futiles à lui qui a connu la vrai misère.

Je ne crois pas qu'on puisse parler de "culture". Avant, il n'avait pas le choix surtout : nécessité de faire beaucoup d'heures pour survivre en raison d'une trop faible rétribution horaire (pour les paysans ou les artisans par ex) ou tout simplement par contrainte légale (termes de contrat pour les employés).
S'il a le choix de faire ou non des heures sup en France, c'est tout à fait différent. C'est pour ça que je pense qu'il existe aussi une main d'oeuvre immigrée qui s'en tient aux 35 heures et que la "culture" dont tu parles est finalement très aléatoire.



Surtout, ta réflexion suggère l'impossibilité - voire le refus ? - de s'adapter à de nouvelles règles, à de nouveaux usages, à un autre état d'esprit ; c'est ça qui me chiffone le plus et qui me fait considérer ton jugement comme un préjugé raciste.
D'autre part, quand je disais "pas convaincant", c'est aussi parce que je pense que ça n'a guère à voir avec le niveau de culture ou d'études. Faut-il nécessairement être cultivé ou être qualifié pour se rendre compte qu'on est exploité ? Franchement, je ne crois pas.


Ma réflexion ne suggère rien du tout.


Ah... ?!? Explique-moi pourquoi tu as convenu qu'elle pouvait être interprétée comme un préjugé raciste alors :


01-04-2007 à 23:30, cyclotron :
(...)
Oui, j'aurais dut parler d'un ghanéen n'ayant pas fait d'études, un paysan, un ouvrier.
J'ai utilisé un raccourci qui peut-être considéré comme raciste, ok !


Je parle de culture pas d'intelligence, je n'ai jamais dit que l'adaptation était impossible et qu'ils étaient trop idiot pour ça (quitte à caricaturer, allons-y).
Par contre, je maintiens qu'on ne modifie pas une culture en claquant des doigts, ça met du temps, beaucoup de temps parfois, et des fois même, dans certains domaines, ça n'arrive jamais, et est-ce vraiment ce que l'on souhaite ?
Moi, je ne suis pas pour matraquer une façon de penser et une façon de vivre... si on accepte des étrangers faut aussi accepter leur différence, l'intégration ou l'adaptation à nos moeurs ne se fait que sur plusieurs générations, c'est un long processus, c'est aussi une raison pour laquelle il faut stabiliser le nombre d'étrangers en France si on ne veut pas favoriser le communautarisme ethnique par le repli sur sa culture.

Sur plusieurs générations, non, je suis plus optimiste que toi. Je crois qu'une génération suffit bien souvent. Accepter les différences certes ; et les lois de la République sont les mêmes pour tout le monde, y compris le code du Travail.


Enfin bon... ce qui me fait sourire dans tout ça, c'est que vous êtes les propres agents de la destruction du communisme.
Il n'y a qu'à noter la relation qui existe entre la disparition progressive des banlieues rouges et l'immigration venant du magrheb à la même époque.
Encore, une fois, je ne juge pas... il n'y avait pas de culture syndicale et ouvrière dans ces pays, c'est tout, mais on voit le résultat aujourd'hui...

Ce passage demanderait à être développer.


[ Ce message a été modifié par : : Pangolina le 02-04-2007 15:20 ]

Le  2-04-2007 à 15:15 #

argument contre le communisme > ils mangent des enfants...
...
j'ai bon ?

Le  2-04-2007 à 15:23 #

Et c'est Ahaw qui gagne une invitation à un barbecue chez Pangolina ; avec, au menu, des enfants grassouillets à souhait, cela va sans dire...

Le  2-04-2007 à 15:26 #

wééééééééééééw éwéwé wéwéwé ... mais je vais être obligé de décliner l'invitation... J'ai arrété d'en manger, je ne digère pas leurs petits os (sans compter qu'ils me restent dans les dents aussi) !


[ Ce message a été modifié par : : Ahaw le 02-04-2007 15:27 ]

Le  2-04-2007 à 15:49 #

Ok Pango, c'est bon pour moi.
On a fait le tour, à chacun de se faire son idée.




Ajout du 03-04-2007 à 09:32:


02-04-2007 à 15:09, Pangolina :
Enfin bon... ce qui me fait sourire dans tout ça, c'est que vous êtes les propres agents de la destruction du communisme.
Il n'y a qu'à noter la relation qui existe entre la disparition progressive des banlieues rouges et l'immigration venant du magrheb à la même époque.
Encore, une fois, je ne juge pas... il n'y avait pas de culture syndicale et ouvrière dans ces pays, c'est tout, mais on voit le résultat aujourd'hui...

Ce passage demanderait à être développer.



Le constat de l’effacement progressif de la "banlieue rouge", du moins sous sa figure la plus traditionnelle, renvoie à la dissolution d’une configuration originale qui imbriquait étroitement des aspects économiques, sociaux, politiques, culturels et territoriaux. Lorsque le journal L’Humanité titrait, au lendemain des élections de mars 2001, sur "la fin du communisme municipal", il s’agissait bien, au-delà du nombre de villes perdues, de sanctionner la fin d’une forme d’autorité politique fondée sur une certaine cohésion sociale, aussi mythique qu’elle ait été. Certes cette évolution renvoie en premier lieu à la crise industrielle des années 70 et 80, ainsi qu’à une certaine perte d’évidence de l’identité ouvrière.
[...]
La population ouvrière qui est restée s’est profondément modifiée socialement et culturellement. En particulier, l’immigration y tient une place beaucoup plus grande, et par tradition, le PC a beaucoup de mal à encadrer une classe ouvrière immigrée. De plus, les rapports au travail de cette population ont énormément bougé, ce qui a fait éclater le cadre "travaillliste" sur lequel s’était construit le pouvoir communiste.


ecorev.org/article.php3?id_article=408


Une bonne analyse d'Alain Soral :

Des banlieues rouges aux banlieues beurs


Je me souviens de la banlieue populaire des années 60 ; issus de l’exode rural et de l’immigration, les travailleurs y vivaient en bonne intelligence, et dans le plein emploi aux usines Renault de Billancourt tout près.

Aucun racisme contre les anciens immigrés ; dans cette cité-dortoir sans passé, tous étaient fiers d’être originaires d’un ailleurs historique : breton, savoyard, italien, espagnol, polonais... Petite nuance pour les Noirs africains qu’on trouvait rigolos (comme dans Tintin au Congo) ; les Antillais un peu cons qui ne rêvaient que d’astiquer leur BM d’occase le dimanche sur le parking. Les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam et la Sonacotra, et dont les jeunes, peu nombreux encore, foutaient déjà la merde : agressions de postiers, glaviots, insultes, bagarres...

Mais ce mélange tenait, fraternel, grâce à l’idéologie du travailleur collectif ; le respect de celui qu’on côtoie tous les jours sur le lieu de travail ; le travail partagé au quotidien qui rapproche les gens et abolit les préjugés. Cette solidarité ouvrière, internationaliste, inculquée par le Parti, qui s’opposait à l’ethnisme de droite aujourd’hui en vigueur chez tous les gauchistes. Un petit peuple des banlieues structurellement moins raciste que les petits-bourgeois et les commerçants ; quant aux grands bourgeois qui vivaient ailleurs, pour eux comme toujours la banlieue c’était du cinéma, voire de la science-fiction.

Alors que s’est-il passé ?

Crise du pétrole de 1973 et raréfaction de l’emploi, clament les gauchistes, marxistes quand ça les arrange.

Pourquoi la raréfaction de l’emploi aurait-elle dissous la morale ouvrière, quand la morale ouvrière, faite de conscience et de solidarité de classe, venait justement de sa lutte contre la misère ?

En général c’est plutôt l’embourgeoisement qui dissout la morale et les solidarités (les li-li-bo-bos en savent quelque chose). Or, le moins qu’on puisse dire c’est qu’en banlieue, depuis 1973, il n’y a pas eu embourgeoisement !

Le vrai changement vint du « regroupement familial », décrété par Giscard en 1974.

Alors qu’avec le « premier choc pétrolier », l’emploi devenait rare et l’immigration beaucoup moins nécessaire à l’économie nationale ; alors que la continuation de la politique gaullienne eût été de renvoyer chez eux ces travailleurs exploités, avec pécule et savoir-faire, le gouvernement de droite de l’époque, contre toute logique, décréta l’aberrant « regroupement familial ». Dorénavant ces travailleurs solitaires, maintenus jusque-là isolés de la population française, auraient le droit de faire venir leurs femmes, et tous les fils qui naîtraient de ces esclaves humiliés et de leurs épouses brutalement déportées deviendraient français !

Bombe à retardement, quand on songe que tout ces z’y va qui pourrissent aujourd’hui l’ambiance seraient encore dans les couilles de leur père !

Décision étrange, prétendument humaniste, qui a changé pour toujours le visage de la France et qui est peut-être en train de la foutre en l’air.

Bêtise ou... stratégie ?

Une fois de plus la bourgeoisie française, qui vit depuis toujours dans la terreur de son peuple de gauche (1793, 1848, 1871, Pétain...), choisit la politique du pire pour ne pas avoir à rogner sa rente et partager les richesses...

Le regroupement familial ne fut pas une naïveté humaniste de grand bourgeois qui plane, mais un projet pervers, dégueulasse : transformer les banlieues rouges à très forte conscience et solidarité de classe (avec un PCF à 30 %) en banlieues beurs.

Car on ne dira jamais assez à quel point la maghrébisation, l’africanisation, la tiers-mon-disation de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française. À quel point ce recul du niveau de conscience démocratique fut voulu par le patronat et le pouvoir : des voyous et des abrutis plutôt que des ouvriers conscients de leurs droits... et de leurs devoirs. Il y eut un procès Pétain, on peut rêver d’un procès Giscard.


« Comment le PCF, avec son organisation structurée en parti de classe, a-t-il perdu ce contrôle dans les banlieues ? »

« Par l'immigration justement. Le PCF vivait de son encadrement et de sa défense historique de la classe ouvrière, anciennement majoritaire en banlieue. Le but du regroupement familial a donc été clairement, entre autres, de casser ce pouvoir en important massivement dans les banlieues, des Africains issus de la paysannerie pauvre du tiers monde et du bled, sans culture ouvrière, syndicale. Ainsi, on a cassé une organisation et une conscience de classe, comme on a cassé à la même période les forteresses ouvrières et syndicales, type Billancourt. Aujourd'hui, les gosses qui brûlent des bagnoles ne sont pas des enfants d'ouvriers qui se battent pour préserver des acquis de classe, mais des paumés violents, issus le plus souvent de familles sans pères et forcément nihilistes, puisque n'ayant aucune culture solide, aucun exemple valorisant auquel se raccrocher. Ces jeunes ne sont pas des opprimés en lutte, ce sont des névrosés sociaux. »






[ Ce message a été modifié par : : cyclotron le 03-04-2007 09:35 ]

Le  3-04-2007 à 13:38 #

Bonjour.

Après avoir lu les derniers messages, je me pose plusieurs question sur l'idée du communisme.

Les messages d'Onairos et de Béotien nous rappellent qu'il n'y a pas si longtemps les français travaillaient dur et des progrès on été fait pour que les conditions de travail soient améliorées. Ce qui m'est arrivé plus récemment en France (années 80 des semaine de 70 heures), mais j'étais payé à la commission.

Il y a-t-il besoin d'être communiste pour vouloir des progrès sociaux?

Personnellement je ne le croie pas.



Toutes les société qui arrivent un tant soit peut à sortir du type féodal, c'est à dire quand une nouvelle classe apparaît indépendante du pouvoir, connaissent des progrès sociaux et de nouvelles idées humanistes apparaissent.

Parfois pas si nouvelles comme dans l'empire romain où l'esclavage fut aboli et tout le monde élevé au rang de citoyen romain. Parce que le premier devoir d'un citoyen est de payer ses impôts.
Les allocations chômages existaient comme dans nos sociétés modernes et sans doute pour les mêmes raisons: La politique.

Il fallut du temps au monarches européens pour comprendre qu'il vaut mieux régner sur un peuple de commerçant que sur un peuple de serfs.

Il faut être un dirigeant d'une grande bassesse et plutôt stupide pour ne vouloir avoir que des sujets corvéable à merci.
On ne prend rien à un pauvre sinon son travail, tandis qu'a un nantis on peut lui prendre ses sous en plus.


C'est bien un meilleur niveau de vie apporté par les échanges commerciaux qui a libéré les esprits pour pouvoir accédé à du social et cela a pris du temps.

Les société basée sur le collectivisme existent toujours en Australie ou en Amazonie, mais on ne peut pas dire vraiment que les gens qui vivent avec ce système aient beaucoup de biens matériel à partager et il s'agit de chasseurs cueuilleurs.

Le communisme basé sur le collectivisme fut un système féodal et dans ce sens un retour en arrière.

Pangolina va me dire qu'il n'est pas né en Russie, l'idée non, mais c'est bien là qu'il a été mis en application en premier. Si il a vécu aussi longtemps c'est grâce ou à cause de la guerre patriotique c'est a dire la guerre pour chasser l'occupant nazi et ce grâce à l'industrie des USA où l'on vivait déjà beaucoup mieux que dans la jeune URSS.

Bien que l'Ukraine fut le grenier de l'Europe pendant longtemps les soviets durent importer du blé pendant des décennies, preuve de la mauvaise gestion du système malgré cela les famines furent nombreuses.
Je ne pense pas que l'humain soit collectiviste dans l'âme et lui imposer cette manière de vie dans une société qui se veut moderne n'a mené qu'à la ruine.

Je dis pas que le collectivisme est mauvais et je pense même qu'il est une solution pour certains pays émergeant, mais qu'appliqué en tant que tel aux pays industrialisés il amène aux déviances.

Enfin voila de la part d'un vilain capitaliste qui mange aussi les petits enfants dodus.
A+.
AK.

Le  3-04-2007 à 22:27 #

AK tu peux nous préciser à quelle date l'Empire Romain a aboli l'esclavage stp ? Cette info peut être utile pour ma pièce.

"Bien que l'Ukraine fut le grenier de l'Europe pendant longtemps les soviets durent importer du blé pendant des décennies"

Des décennies, peut-être pas, c'est surtout vrai depuis 1975. Avant, l'URSS exportait aussi, et parfois plus qu'elle n'importait.
L

Le  4-04-2007 à 07:09 #

Bonjour Ludwig.

Je suis désolé , il faudrait faire appel à un historien ou quelqu'un calé en la matière pour avoir des preuves s'ils en ont.
Mon bouquin est en France, dans mon garde- meubles et je n'ai pas accès pour le moment.
Je croie que c'est autour du troisième siècle que de de nouvelles réformes furent adoptées à Rome.
Les légions étaient devenues si coûteuses à entrenir qu'il fallut lever de nouveaux impôts dans l'Empire. De toutes façon leurs salaires étaient devenues si élevé qu'il était virtuellement impossible de les payer. Les désertions étaient nombreuse car les hommes étaient engagés pour20 ans et pour la plupart n'étaient pas romains, les désertions aussi étaient nombreuses .
Je vais essayer de trouver un lien, mais je ne pense pas que je parviendrait à trouver un site qui dit que l'esclavage fut abolit dans la Rome antique car les romans d'orgie et de débauches ont prit le dessus. Pour ce sujet il vaut mieux un livre d'histoire que malheureusement je n'ai plus avec moi.
A+.
AK.

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