Voilà un sujet sympa et qui inspire.
Se mettre dans la peau d'un poilu qu'on mène à l'abattoir (je te conseille le chemin des dames plutôt que Verdun, c'est encore plus sanglant), et qui raconte ce qu'il voit et entend, en même temps qu'il ne peut s'empêcher de penser à sa vie civile et à l'absurdité de ce qu'on lui fait faire.
Oui, d'accord c'est assez banal comme sujet, mais à quinze ans, on apprend à écrire.
Alors au taf, et fissa.
Et n'hésite pas sur le vocabulaire, sur certains champs de bataille, il est tombé un obus par mètre carré, les hommes sont devenus sourds, les vivants croisaient des blessés coupés en deux et qui criaient, appelant leur mère. N'oublie pas la fumée, le paysage devenu lunaire, la boue jusqu'aux genoux (il pleuvait des cordes sur l'argile du Chemin des Dames), les mitrailleuses allemandes Hotchkiss qui fauchaient les bataillons entiers, (espérance de vie d'un mitrailleur allemant, trente minutes, et pourtant ils regorgeaient de volontaires). Ajoute la saleté, l'épuisement. Et tout ça (300 000 morts français au chemin), pour quoi ? Absolument rien, pas un pouce de terrain gagné.
On en a fusillé des dizaines pour l'exemple, de ceux qui ne voulaient plus y aller. De ceux qui étaient monté en ligne avec leur compagnie de cent vingt hommes et qui étaient redescendus à huit.
Bord d'aile, le sujet m'inspire. Mais il y a déjà eu tellement de pages écrites, et par de vrais auteurs !
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