Salut,
il me semble que l'art n'est ici qu'un prétexte pour Balzac. Qu'est ce que tu dirais à propos de l'art ?
J'ai l'impression que le thème essentiel de ce texte est le succès :
- comment y parvenir ?
- sa fragilité ;
- la frustration qu'il peut engendrer (voire qu'il engendrerait presqu'inévitablement selon Balzac)
Pour cette raison, les principes exposés dans cet extrait sont valables non seulement pour la création artistique mais aussi pour toute autre entreprise. Ils peuvent s'appliquer à de très nombreux domaines.
Il me semble que cet aspect-là pourrait donc faire une partie :
I - Le succès
- 1 : les moyens pour y parvenir.
- 2 : sa fragilité.
- 3 : ses inconvénients.
Ensuite, il y a aussi toutes ces parallèles que Balzac fait avec l'amour, que ce soit au niveau des attitudes ou du ressenti. ça peut être suffisamment exploitable pour faire une seconde partie.
II - la passion
- 1 : l'enthousiasme
- 2 : le doute
- 2 : son caractère éphémère (comme pour le succès : sa fragilité)
Je ne sais pas trop ce qu'il faudrait mettre en premier : le succès puis la passion ou la passion puis le succès ?
Il est important aussi de souligner l'intemporalité de ces sentiments. Le contexte est clairement annoncé dans la première partie avec l'exemple du jeune artiste : 1612. Mais ça n'a aucune importance finalement car on s'aperçoit bien que les considérations de Balzac, que ce soit au travers de l'exemple qu'il donne en premier lieu puis dans sa seconde partie, sont valables pour toutes les périodes.
Pour les figures de style, tu trouveras plein d'explications ici
ici. - Il y a bien sûr les comparaisons qui sont très nombreuses.
- les métaphores : "Il existe dans tous les sentiments humains une fleur primitive... etc." ; "léger d'argent, qui adolescent de génie, n'a pas vivement palpité en se présentant devant un maître, il manquera toujours une corde dans le coeur", "bouffis d'eux-mêmes", etc. ...
- Les oppositions : anonymat/célébrité (on ne connaît pas le nom du jeune homme mais on connaît celui de l'artiste qu'il vient voir) ; jeunesse/vieillesse ; bas/haut (= rue et salle basse/sommet de l'escalier), mince/bouffi, etc. ...
- La gradation ascendante = de la rue à la porte de l'atelier.
- l'allégorie : la gradation ascendante ci-dessus est une allégorie du succès.
- l'oxymore : "délicieux supplice".
- litote : "ils ne sont gens d'esprit que pour les sots"
Bref, il y en a encore d'autres à trouver...
Relève bien les champs lexicaux pour chaque sous-partie à traiter.