Exact Kweeky quant à l'explication d'un phénomène dont on n'est pas sûr de l'existence. Recherche-t-on souvent le coupable d'un crime qui n'a pas été commis ?
Ahaw je comprends rien à ton histoire de luminosité. La luminosité de quoi ? Celle du Soleil est globalement toujours la même météo mise à part, quant à celle de la Lune... Elle est en moyenne
dix mille fois plus faible, ce qui signifie qu'un seul jour de Soleil équivaut à vingt-sept ans d'éclairement par la Lune.
Mais cela ne serait rien, si... si la variation de l'éclairement par la Lune suivait les marées. Or, il n'en est rien, puisque les marées ont deux maxima par cycle, aux PL et NL comme tu le dis justement, alors que du point de vue de l'éclairement, il n'y a qu'un maximum, celui de la Pleine Lune...
L'éclairement par la Lune ne peut en aucun cas être à l'origine d'une corrélation par ailleurs non prouvée. Comme dirait Guenièvre, on n'est pas sorti du sable.
Bonne remarque en ce qui concerne les marées solides : en effet ce ne sont pas celles-ci qui sont concernées par la prétendue corrélation, mais bien la dérivée de cette fonction : les différences d'amplitudes entre marées fortes et faibles.
Sachant que, de toute façon, cette influence si elle existe, ne peut être qu'un facteur parmi d'autres affectant la pousse des végétaux - et je maintiens le climat comme facteur principal, et de loin, même si c'est intuitif -, là encore, on n'est pas sorti du sable.
Quand on voit la différence entre un chou pommé et un chou monté (on dirait pas la même plante !) il semble gascon voire kamikaze d'attribuer une telle différence pas seulement morphologique à un phénomène aussi marginal que les échanges gazeux induits par des marées terrestres plus fortes... comparé au temps qu'il a pu faire !
Last but not least, et anononyme n'en fait pas mention, il y a effet de la Lune ET effet de la Lune.
La Lune montante empêche les choux de pommer, affaire entendue.
Mais selon la forme du végétal ou sa pousse, les phases de la Lune ont diverses influences attribuées : carotte qui descend n'est pas asperge qui monte, par exemple. Certains dictons vont jusqu'à préciser à quel jour du cycle il faut semer ceci ou repiquer cela !
Pour que de telles affirmations soient des savoirs, il aurait fallu qu'ils aient, comme dit l'ami Kweeky, fait l'objet d'une vraie démarche expérimentale -et sur la durée. Si une telle démarche avait été menée, on aurait trace dans la littérature.
J'y vois au contraire une expression d'une lecture du monde propre à l'humanité : les analogies. Analogie entre la Lune qui monte et la salade qui monte, entre la Lune qui descend et la carotte qui descend, entre l'orchidée qui est censée soigner les testicules...
Cette lecture du monde dont l'alchimie est friande, mais aussi l'astrologie (analogie entre la couleur de Mars et celle du sang, entre les figures des signes du Zodiaque et les caractères attribués), imprègne naturellement tous les discours ésotériques et mystificateurs, car une analogie est beaucoup plus facile à montrer et à comprendre qu'un lien causal.
J'ai été trop long, comme d'hab.
L
Pas trop fort sur la tête.