Re,
Phenox, vous apportez ici des éléments très intéressants.
Vous décrivez votre expérience d'une façon très construite, organisé, et cohérente.
Comme je l'ai précisé par extension au raisonnement de Ahaw (sur
ce fil), je ne remet aucunement en cause des faits relatés logiquement et en toute bonne foie. Surtout que vos conclusions montrent que vous avez adoptez un raisonnement approfondi, pour tenter d'expliquer votre propre réaction face à cet évènement.
Cependant, je me permet de vous demander à quel degrés de certitude pouvez affirmer que les personnes présentes autour de la table ce jour là, ne sont pas à l'origine du "comportement" anormal de cette table ?
Indépendamment de votre réponse ultérieur,
ce que vous expliquez dans votre conclusion rejoint l'un des propos avancé par zOUnOUrs auparavant :
Même devant l'évidence il y a des mécanismes de protection qui empêche à la personne d'accepter une vérité. Est-ce un problème d'âme ?
Si l'on adapte ce propos à la situation, alors l'évidence serait qu'une force mystérieuse repousse les lois même de la gravitation.
En conséquence de quoi, la réaction cognitive de tout être logique, sera celle décrite par la "seconde peur" de Phenox.
Non pas par un problème d'âme, mais par l'incapacité profonde de notre cerveau à accepter que la logique ne soit qu'une illusion, ou qu'elle soit mêlée à des entités exotiques visibles seulement à l'insu de notre imagination.
A ce propos, j'en profite pour répondre à une question laissé sans réponse dans la page précédente :
Et si Ame il y a, où est-elle concrètement?
Là, je dirais que l'âme n'a rien de concret. Pour expliquer sa présence, il faudrait faire appel à des notions de métaphysique, voir plutôt de philosophie. On pourrait, par volonté logique, prétendre qu'elle puisse exister par superposition avec une dimension non accessible physiquement (dimensions décrites par exemple dans les différentes composantes de la théorie des cordes). Mais il est ensuite question d'interprétation personnelle du statut propre de l'âme, dépendant fortement de la culture et de l'éducation familiale de l'individu.
J'en reviens alors aux propos de Ludwing, répondant à la question du fil par analogie à la notion d'affectif :
Il n'est pas certain qu'il s'agisse de protection... Bien que cela puisse l'être.
[...]
Et pour revenir à la question, pourquoi en effet aurions-nous peur du paranormal ? Il ne fait pas de victimes, nous le saurions. Les colonnes des journaux et les reportages télévisés sont si avides de victimes en tous genres, qu'on se demande ce qui pourrait les empêcher de nous tartiner sans fin les victimes du paranormal.
Si le paranormal existe, il est décidément bien gentil. Autant l'ignorer.
Cette réponse pourrait également convenir à la question ultime de Phenox, "Peut-on faire autrement ? ", en considérant que nous soyons capable d'ignorer la logique, ce qui est très difficilement concevable.
En faite, je pense que la peur est ancrée dans les fondement même de l'homme, peut-être existe t-il des gènes interagissants directement avec cette fonction de "peur", ce dont je suis incapable de confirmer (peut-être EmmanuelD ou Ufuf le pourrait-il). Si la cause n'en ai pas directement génétique, alors la peur ne peux s'expliquer que par un comportement cognitif dû à nos réactions neuronales dans toutes leurs complexités, dont les interactions sembles totalement hors de tout déterminisme.
Conclusion personnelle :
La peur semble être inévitable, hantant d'ailleurs tout être vivant conscient. Après, je pense qu'il est possible de se convaincre de l'inexistence du paranormal, qui en adoptant le raisonnement de Ludwing, permet de "nier" cette peur. Mais lorsque nous somme directement impliqué dans un contexte hors du commun, dont toute explication logique est exclu, alors je ne crois pas qu'il soit possible de ne pas avoir peur...
@+
Aroya.