Bonjour,
Pour ma part, je suis intimement convaincu que la volonté d'une personne a une influence non négligeable sur son pronostic et l'effet placebo en est une preuve détournée.
Cependant, parler de volonté n'est peut-être pas la meilleure des interpretations d'un phénomène somme toute assez évident: un patient avec le moral dans les soquettes a moins d'espérance de vie qu'une personne avec un bon moral, à maladie égale (il faudrait que je trouve une source, mais c'est passablement admis et on me l'a suffisament rabâché pour que je finisse par adhérer).
Comme toujours, cela n'a rien de définitif et l'envie de vivre n'est pas une assurance-vie, mais c'est un élément dont les médecins doivent tenir compte et de plus en plus de formations vont dans le sens de donner le meilleur moral possible au patient. Un meilleur moral passe notamment par un soutient de ses proches, une intégration sociale maximale, un suivi psychologique etc.
Ces facteurs-là influencent l'espérance de vie, amis également énormément le vécu du malade. Je parlais dans un autre fil que chez les patients souffrant d'arthrose chronique plus ou moins invalidente, le traitement qui offrait les meilleurs résultatss en matière de récupération d'autonomie était un suivi téléphonique quotidien par une ligne du type "la main tendue" ou le "téléphone du coeur" (je ne sais pas quels sont les équivalents dans d'autres pays, mais il s'agit de bénévoles formés à l'écoute, simplement). Les personnes qui pouvaient se confier régulièrement voyaient leur degré de douleur (forcément subjectif et influencé par le moral) diminuer de façon impressionnante, leur permettant souvent de retrouver une mobilité perdue (regain d'estime) et une partie de leur indépendance, ce qui leur permettait d'avoir de nouveau une vie sociale (ne serait-ce qu'aller nourrir les pigeons au parc), ce qui, évidemment, entraine un regaiin d'enve de vivre et d'estime et ainsi de suite.
Ca n'empêche pas qu'à la fin, ils vont bien finir par mourir, hein...
Dans la même veine, plus un patient a confiance en son médecin ("vous allez voir, c'est un des meilleurs chirurgiens de l'hôpital"), moins les complicatons sont importantes, peut-être simplement parce que le patient n'a pas ennvie de faire des montagnes d'un souci de moyenne envergure, ou peut-être parce qu'effectivement, convaincu qu'il ne peut pas lui arriver malheur, il gère son souci différemment et finit par le résorber, qui sait...
Le placebo au sens large a de longs jours devant lui et devrait, à mon sens, faire partie intégrante de tout traitement.