j'ai une théorie du bonheur: imaginons un espace à 5 dimensions (à définir plus loin). notre caractère et/ou les circonstances de la vie nous poussent à créer un vecteur dans cet espace (concrêtement, on a des désirs, qui seront exprimés sous forme de composantes dans la base de cet espace). c'est, en quelque sorte un but à plus ou moins court terme qu'on se fixe.
puis, on agit dans l'intention d'atteindre ce but. et, on mesure ce qu'on a atteint. si le but est atteint, le bonheur est maximal, sinon ...
voilà.
les vecteurs de base que je vois, pour le commun des mortels, sont les suivants:
propriété: désir d'accumulation d'objets matériels ou immatériels (des terres, des pierres, des billets, des timbres, ... ou des idées...)
autorité: désir de supériorité sur autrui (cela mène à la hiérarchie que l'on connait dans toutes les sociétés. Celle-ci peut être plus ou moins rigide... L'autorité se manifeste également dans les rapports familiaux, même lorsqu'une harmonie parfaite y règne ; elle se manifeste à chaque fois que 2 individus, au moins, se trouvent réunis : même lorsque cette autorité est consentie momentanément par l'un d'eux, par pure courtoisie... Celui qui parle, exerce ainsi une certaine autorité sur son auditoire, et jouit de cet instant, qui lui donne l'illusion d'être important, parce que écouté, donc du bonheur). On cherche, par ailleurs, souvent à faire autorité dans un domaine donné ; et ainsi naissent les compétitions...
volupté: désir d'éprouver des sensations à travers tous nos sens (c'est la recherche de transformations physico-chimiques qui se produisent en nous lors de certains actes: comme le saut à l'élastic, ou l'amour... Mais, manger, boire, déféquer ou uriner font également partie de cette catégorie -- voir le stade anal chez l'enfant, décrit par les psychanalistes).
liberté: désir d'enfreindre les lois, de se placer au-dessus ou hors la loi, de braver l'ordre établi... le bonheur d'avoir échappé à l'autorité d'autrui, de ne plus dépendre de biens matériels ou de n'être plus l'esclave de la chair...
amour: synonyme de compassion, de compréhension, d'ouverture... Pour l'Epicurien, ce serait l'Ataraxie: l'absence de trouble; un état de contemplation dans la quiétude parfaite...