02-09-2005 a 21:28, lheretic :
De plus, ma démonstration tiens plus de l'ellipse que d'une véritable démonstration scientifique.
En effet ! Un sophisme plus qu'une ellipse.
Qu'est-qui constitue les planètes et les galaxies? de l'énergie et du vide
Qu'est ce qui me constitue? idem
Qu'est ce qui fait la différence entre moi et l'univers? la Forme ou une certaine organisation de cette énergie et de ce vide.
Hmmmm... et la matière dans tout ça ?
D'où sort la conscience? Je ne suis pas le seule à me la poser.
Mais on peut la voir comme une interface, un outil dont s'est doté l'univers pour...
pour... quoi ? pour penser ? pour exister ? l'univers raisonne ? il élabore des projets ? il se dit : tiens, je m'ennuie aujourd'hui, je vais créer un cerveau pour que quelqu'un pense à moi, je me sentirai plus "vivant", je vais enfin exister... Ta conception de l'univers est tout à fait déiste. Envisager un tel univers revient à considérer l'univers comme un dieu.
Maintenant, si tu me dis que la conscience n'appartient pas à l'univers, alors l'être conscient se trouverait dans une bulle dimenssionnelle avec un hublot vers quelque chose d'extérieur à lui.
La conscience est animale, elle fait partie de l'univers tout comme les pierres ou
les fleurs. Elle est un de ses composants, un simple composant. L'univers ne cessera pas d'être si les êtres affublés d'une conscience disparaissent. Il ne serait pas pour autant inerte puisque les planètes continueraient à se mouvoir, certaines plantes pousseraient, des micro-organismes, virus, bactéries se reproduiraient... Absence de conscience ne signifie pas inertie.
Je ne crois pas qu'il y ait une quelconque "fusion" de la conscience dans l'univers ; à vrai dire, j'ai même du mal à concevoir cette "fusion"/interaction/communion. Je pense plutôt en effet que "
l'être conscient se (trouve) dans une bulle dimensionnelle avec un hublot vers quelque chose d'extérieur à lui". Cet "hublot" étant ses sens, la bulle dimensionnelle étant d'une part, le monde, la société dans laquelle il vit, et d'autre part sa propre personnalité. Et cette idée - accepter la finitude et l'isolement de l'être conscient - ne me contrarie pas du tout, ce qui n'a pas l'air d'être ton cas.
D'autre part, on peut tourner en rond longtemps : un univers "inerte", qui ne saurait pas qu'il a une conscience, créerait l'homme (un acte réalisé à dessein, donc "consciemment") pour sentir sa propre conscience ?
Tu connais l'histoire du serpent qui se mange la queue...
Qui se mange la queue, non, je ne la connais mais qui se la mord, oui ! Et tu trouves ça crédible, toi, cette histoire ? Moi pas.
[ Ce message a ete modifié par : : Pangolina le 03-09-2005 01:56 ]