
19 ans.
Bonsoir à tous,
Je suis en 1ère STG et j'ai un devoir maison a rendre pour au plus tard demain sur un corpus de poésie "Tristan l'Hermite - Les plaintes d'Acante" " Perrier - Pour un vitrail" "Norge "Les coq-à-l'âne".
Question :
Définissez brièvement les sentiments de chacun des trois poètes face à la mort. Comment la forme poétique choisie traduit- elle ce sentiment dans chaque cas ?
Je viens d'un BEP et je suis totalement perdu en Français. Sa fait une semaine que je suis plongée sur cette question mais j'arrive à rien.
S'il vous plaît aidez moi je dois le rendre lundi. Sinon pouvez vous me donner un site qui pourrait me donner les réponses, je suis vraiment désespérée et fatiguée j'ai beau essayer de le faire je n'y arrive pas
Voici les poèmes qui compose ce corpus :
Tristan l'Hermite, Les Plaintes d'Acante
Sur un tombeau
Celle dont la dépouille en ce marbre est enclose
Fut le digne sujet de mes saintes amours :
Las ! depuis qu'elle y dort, jamais je ne repose
Et s'il faut en veillant que j'y songe toujours.
Ce fut une si rare et si parfaite chose
Qu'on ne peut la dépeindre avec l'humain discours ;
Elle passa pourtant de même qu'une rose,
Et sa beauté plus vite eut des termes plus courts.
La Mort qui par mes pleurs ne fut point divertie
Enleva de mes bras cette chère partie
D'un agréable tout qu'avait fait l'amitié.
Mais, ô divin esprit qui gouvernais mon âme,
La Parque n'a coupé notre fil qu'à moitié,
Car je meurs en ta cendre et tu vis dans ma flamme.
Perrier "Pour un vitrail"
Lorsque la mort viendra
Lorsque la mort viendra
Je voudrais que ce soit comme aujourd'hui
Un grand soir droit laiteux et immobile
Et surtout je voudrais
Que tout se tienne bien tranquille
Pour que j'entende
Une dernière fois respirer cette terre
Pendant que doucement s'écarteront de moi
Les mains aimées
Qui m'attachent au monde
Norge "Les coq-à-l'âne"
Les jours bleuiront
Eh bien, restez mort si vous aimez ça.
Les jours bleuiront pour dautres visages,
Les nuits bleuiront pour d'autres délires,
Les vins mûriront pour d'autres gosiers.
Nous heurtons en vain les portes aveugles
Et les mus glacés de votre palais.
Nos jeunes regards et nos fraîches paumes
Viendront caresser le fût des colonnes,
On mettra sans vous la main à la pâte,
La fillette au lit et la poule au pot.
Hardi, dormez fort, bons défunts loyaux,
De nouvelles faims, de nouvelles soifs,
De nouveaux désirs, de nouveaux printemps
Bourdonnent partout sous le ciel salin.
La fête s'annonce assez délirante !
C'est bien décidé, c'est définitif ?
Vraiment vous avez cédé votre place
Et nous, vertement, nous l'avons reprise
Comme un arbre fait ses changeantes feuilles ?
Eh bien, restez morts, si vous aimez ça.
On cueille la grappe à vos nobles vignes,
A vos vieux soleils, on brunit sa peau,
On s'assied partout sur vos chaises vides.
Mais n'ayez souci de notre régence,
Nous retenons mal dans nos mains tremblantes
Un chétif lambeau de gouvernement.
Déjà l'on hésite, on trottine un peu,
On titube un peu sur vos arc-en-ciel.
On abdiquera comme vous le fîtes !
A nouvel avril, nouveaux rossignols,
Et l'on rejoindra vos petits palaces.
Les jours bleuiront pour d'autre visages.
-Sonnez longuement, trompettes lointaines,
Nous irons tâter vos couches d'argile,
Les nuit bleuiront pour d'autres délires ;
Nous resterons morts si nous aimons ça.
Merci d'avance pour votre aide !!!!