
Il est facile de mesurer le taux actuel de CO2 dans l'atmosphère. Pour que ces mesures aient un sens, il faut les mettre en perspective avec des données des années précédentes. Pour connaître le taux en CO2 du passé, il suffit de creuser un peu en Antarctique et d'analyser la glace. Au fur et à mesure du temps, les glaciations ont emprisonnées des bulles de gaz. Ainsi, plus on creuse, plus on obtient des données sur des périodes éloignées dans le temps.
Le projet européen Epica a creusé un forage d'une profondeur de 3270 m, ce qui correspond à reculer de 900 000 ans. Le forage s'est arrêté 5 mètres avant de toucher le sol.
Le forage sous tente... direction 3200 mètres sous terre.
Crédit : A Fornet/IFRTP
Les analyses publiées concernent, pour l'instant, la période allant jusqu'à -650,000 ans. Le résultat est dramatique, notre planète sur ces dernières 650 000 années n'a jamais eu un taux de CO2 atmosphérique aussi élevé. Et pire, le taux est supérieur de 30% au maximum atteint jusqu'ici. Les données montrent, encore un fois, un lien fort entre la hausse de la température et celui du taux de CO2.
Le méthane bat lui aussi tous les records, son taux actuel est supérieur de 130% à tous les maximums observés.
Rien de bien rassurant.
Sources :
Epica ,
BBC
Phil
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28/11/2005