
Ils existent chez la majorité des eucaryotes et des procaryotes; ils se présentent sous forme d’ARN double brin; et interviennent dans des phénomènes de régulation en bloquant la traduction des protéines : il s’agit des ARN interférent (ARNi). Outre son action au sein des organismes, ils s’avéraient être utilisés par les plantes comme arme antivirale. Depuis peu, on a découvert que cette stratégie existe aussi chez les animaux.
La fameuse drosophile bien connue des généticiens a encore de nombreuses choses à nous apprendre, comme le montre deux publications récentes. En effet, l’étude de son génome à indiqué que les ARNi codés par trois gènes principaux, s’avéraient être impliqués dans des réactions de défense lors d’une infection virale. Pour obtenir cette
conclusion, des chercheurs ont utilisé des mutants d’un des trois gènes en question.
Et le résultat a été que les mutants infectés par un virus avaient une espérance de vie plus courte que les drosophiles dites sauvages. Bien que l’utilisation des ARNi soit l’un des mécanismes les moins utilisés, les chercheurs ont pu constaté que le génome avait une adaptation constante face aux mutations des virus. Et ceci grâce à une évolution 97% plus rapide des gènes codant pour les ARNi que le reste du génome.
Les humains possédant également des ARNi, cela ouvre de nouvelles perspectives médicales. Déjà, in vitro, les ARNi avaient montré une efficacité contre la poliomyélite et le sida. Maintenant, il sera possible d’envisager des traitements agissant sur les protéines virales qui bloquent ces ARNi.
Sources:
Science,
Cité Sciences
ng_2000
2540
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30/03/2006