
On pourrait penser que dans l'hypothèse de déclarations de cas de grippe aviaire, il suffirait de bloquer son trafic aérien afin d'empêcher sa propagation vers d'autres pays. Dommage, mais des simulations aux hypothèses réalistes ont montré que cela ne freinerait pas vraiment sa propagation.
La plupart des experts s'accordent pour dire que lorsqu'une pandémie se déclenche, cela prendra au moins 6 mois avant de pouvoir trouver un vaccin efficace.
C'est pour cela que des études sont en cours afin de déterminer comment freiner au maximum la propagation. Certains chercheurs ont déjà remarqué que fermer les frontières et limiter le trafic aérien n'avait que peu d'effets mais qu'isoler les patients et mettre en quarantaine leurs contacts proches (famille etc.) et l'usage prophylactique de médicaments anti-viraux étaient une bonne solution.
La dernière publication concerne ainsi l'idée de bloquer le trafic aérien. Les chercheurs ont imaginé que la pandémie démarrait le premier juin à Hong-Kong. Bannir les voyages en partance des villes infectées (le modèle prenait le moment à partir du constat de 100 malades déclarés) n'avait alors que très peu d'effet sur la propagation de la pandémie : cela ne ralentissait l'atteinte d'autres villes que de deux jours.
Leurs modèles ont montré que seulement si l'on fermait à 99,9% du trafic le jour même où l'on détectait un seul cas, alors la pandémie était significativement ralentie. Il faudrait donc se montrer extrêmement vigilant et draconien.
Sources :
Imaginascience,
Sciencemag
newtoon
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24/05/2006