
Les anesthésies générales sont courantes, maîtrisées et affinées depuis de nombreuses années. Pourtant, les patients, quelque soit l'opération, continuent de se plaindre de troubles durant les 3 à 5 jours qui suivent une anesthésie générale. Les chercheurs de l'INSERM et du CNRS viennent de montrer que les effets des anesthésies sont les mêmes que ceux d'un décalage horaire.
Quelques expériences avaient guidé les chercheurs, il y a 2 ans. Mais cette fois-ci, il s'agissait bien de montrer de façon définitive les effets de l'anesthésie sur l'horloge interne cérébrale. La mise en commun de moyens scientifiques (modélisation animale, chronobiologie) a permis d'étudier le comportement du rat anesthésié au propofol, produit couramment utilisé dans la discipline.
L'effet est donc bien direct, l'anesthésie provoque des troubles du rythme circadien et entraîne des perturbations du sommeil, de la mémoire voire de l'appétit. C’est exactement le même problème qu'avec un décalage horaire, phénomène internationalement connu sous l'expression "jet-lag".
L'horloge interne permet au corps de se synchroniser avec la journée : cycle de sommeil, production d'hormone. Sa modification entraîne donc de réels problèmes physiques.
La suite des opérations va consister à mieux mesurer l'importance des perturbations du cycle circadien chez les patients, mais aussi à évaluer les améliorations que l'on pourrait apporter grâce à la lumière, dont le cerveau se sert pour se re-caler.
Source:
Science.gouv.fr
Phil
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19/06/2006