
Le port du casque de vélo est une vraie nouveauté dans le quotidien. Idée complètement folle, il y a 25 ans, le casque pour vélo se répand. Un psychologue de la circulation (ça ne s'invente pas!) vient pourtant de publier une étude qui révèle les mauvais cotés du casque.
Le casque de vélo est une arme contre les chocs de la tête. Chez les plus jeunes, les parents y voient un bon moyen de protéger leurs petits des cabrioles. Chez les plus grands, c'est un indispensable instrument face aux comportements pas toujours réguliers des automobilistes en ville.
Le docteur Ian Walker de l'Université de Bath apporte quelques détails sur les effets néfastes du casque. Ce dernier a utilisé un vélo sur lequel il a adapté un ordinateur et un capteur de distance à ultrasons. Ainsi, il a enregistré 2500 dépassements de vélos. La moitié a été réalisée alors qu'il portait un casque, la moitié sans casque.

Le casque, l'ami du cycliste. Credit : www.cepolina.com/freephoto/
Il en ressort que, lorsque le cycliste porte un casque, les automobilistes ont tendance à se rapprocher beaucoup plus du vélo pour le doubler. Les données sont là : avec casque la distance est plus courte de 8,5 cm.
Les risques d'accrochage deviennent donc lus importants avec le casque. D'ailleurs le chercheur s'est fait accrocher deux fois, les deux fois il portait son casque. D'après le psychologue, cela est dû au jugement de l'automobiliste. Un cycliste avec casque est considéré comme un cycliste expérimenté… ainsi la prudence est moins importante.
La solution à ce problème? Que tous portent le casque! Suis-je un Ayatollah du casque de vélo? Non, mais personnellement, un ami proche s'est fait renversé par une voiture… pas de casque, plus de vie. Depuis, croyez-moi, je suis un adepte du casque.
Source:
University of Bath
Phil
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18/09/2006