
La mort subite du nourrisson frappe encore 300 familles par an en France. Le bébé s'endort tranquillement, mais ne se réveille jamais. Mort traumatisante pour les parents, elle reste complètement inexpliquée par la médecine. Bien sûr quelques précautions ont permis de réduire le nombre de cas, mais il y a encore et toujours des morts subites. Des chercheurs américains nous présentent de nouvelles pistes et un début d'explication.
La médecine, après quelques années d'errance, conseille de faire dormir les bébés sur le dos, afin de limiter les cas de mort subite. Les statistiques sont là, elles confirment que c'est une bonne pratique.
Les chercheurs américains ont réussi à trouver des différences entre les bébés décédés à cause de la mort subite et ceux décédés pour une autre cause. Cette différence se situe au niveau de leur cerveau.
Les problèmes des nourrissons victimes de la mort subite semblent se situer au niveau de la production et de l'assimilation de la sérotonine. Les neurones produisant ce neurotransmetteur sont plus nombreux mais moins développés. Les récepteurs sont moins nombreux. Ces anomalies provoqueraient des dysfonctions dans les messages envoyés aux fonctions vitales du bébé : cycle de sommeil, respiration, température.

Les nourrissons pas encore à l'abris de la mort subite…
Mais alors, que vient faire là-dedans, cette histoire de "se coucher sur le dos" ? En se couchant sur le ventre, l'enfant va avoir tendance à s'asphyxier, le système nerveux réagit, avertit le cerveau qui accélère la respiration et/ou active la fonction réveil. Tout ce processus est altéré chez les enfants décrits dans l'étude, les plaçant dans une situation à risque mortelle.
Source:
Cyberpresse
phil
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6/11/2006