
La France, pays civilisé, une des premières puissances mondiales… Et pourtant, notre pays arbore un taux de mortalité maternelle peu flatteur. Accoucher est encore mortel.
On parle, ici, du taux de mortalité maternelle, c'est-à-dire du décès survenant pendant la grossesse, au moment de l'accouchement ou pendant les 6 semaines qui suivent. Bien sûr le monde moderne nous éloigne des statistiques du moyen âge, cependant les chiffres même minimes sont surprenants.
Le chiffre objectif donné en 2005 était de 5 décès pour 100.000 naissances. Dans la plupart des pays européens, c'est un chiffre très raisonnable, sans parler de la Suède qui affiche un bon 2,3. La France, elle se situe bien au-dessus de la moyenne et se place 14ième avec 7,5 en 2002.
Plus étrange, les scientifiques qui publient l'étude affirment que au moins la moitié de ces décès auraient pu être évités. Ainsi, 21% des décès sont dus à des hémorragies. Or, on sait que 73% de ces cas étaient évitables.
Les chiffres ont tendance à se durcir, les femmes ont des enfants de plus en plus tard et augmentent ainsi les risques de complications. Les césariennes deviennent monnaie courant et tendent, elles aussi, à accroître les risques.
Pour finir sur une note pas très drôle : en France, une femme qui n'est pas originaire de l'Union Européenne a deux fois plus de risque de mourir en donnant naissance à un enfant.
De l'égalité devant les soins…
Sources:
France2,
Liberation
phil
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19/12/2006