
Le narguilé est devenu hype. Activité sociale, la consommation de tabac à travers les bouteilles qui glougloutent se répand chez les jeunes. Le problème est que l’image des bars à chicha est cool et branchée… c’est oublier que le narguilé est aussi dangereux que la cigarette voire plus.
Petit retour sur le principe du narguilé : il s’agit d’une sorte de pipe à eau utilisée pour fumer du tabac. Le narguilé ne brûle pas directement le tabac qui se consume à basse température. En aspirant, le consommateur active des braises. La fumée du tabac entre dans un tube, puis traverse un récipient d’eau, pour être inspirer grâce à un bec.
L’appareil permet de fumer à plusieurs. Le narguilé (ou chicha) a deux points de différences par rapport à la cigarette. Le premier est son coté pratique sociale, puisqu’on fume en groupe ou dans des bars spécialisés. Le second est son coté zen : le glouglou de l’eau associé à des parfums de chicha (pomme, etc…) donne l’impression d'une consommation de tabac sereine et non nocive.
Ces caractéristiques font que la pratique du narguilé se répand chez les jeunes. Contrairement à l’usage de la cigarette qui a de plus en plus une mauvaise image, le narguilé devient à la mode. Mais c’est oublier qu’il est aussi dangereux. Le BEH
Bulletin épidémiologique hebdomadaire nous rappelle quelques éléments : fumer la chicha est une activité lente et conviviale, on peut donc fumer 30 à 50 bouffées lors d’une soirée. Ces 30 à 50 bouffées correspondent en volume de tabac respiré à 40 cigarettes standard.
D’ailleurs, si on mesure la concentration de gaz carbonique expiré par des personnes ayant fumé une chicha, elle correspond à la concentration après la consommation de 30 à 40 cigarettes.

Narguilé : joli, envoutant, mais polluant. crédit : wikipédia
Le phénomène de mode est important : la moitié des moins de 16 ans ont déjà fumé du narguilé. Par contre, la connaissance des risques est minime : seulement 39% des consommateurs pensent que c’est toxique.
Dans quelques mois, la loi interdira de consommer du tabac dans tous les lieux publics, y compris bars et restaurants. Les bars à chicha auront vécu, mais cela n’arrêtera pas la consommation privée.
Consommer, pourquoi pas… mais en étant informé des risques.
Source :
Figaro
Phil
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1/06/2007