
La loi DADVSI est à présent active. Forcément, les industriels du disque vont s’en servir. C’est comme cela que la SPFF, représentant des producteurs indépendants, réclame 20 millions d’euros à 3 logiciels de P2P.
Les 3 heureux logiciels P2P assignés devant le TGI de Paris sont :Azureus, Morpheus et Shareaza. Azureus est un logiciel Java spécialisé dans le BitTorrent. Morpheus se connecte à Gnutella, à BitTorrrent et à son propre réseau. ShareAza se déploie sur la plupart des réseaux P2P : eDonkey2000, Gnutella, BitTorrent.
La SPFF, Société civile des producteurs de phonogrammes français, estime que 475.000 titres ont pu être atteints par des actes de pirateries facilités par l’emploi de logiciels P2P. On peut rappeler que les 3 logiciels incriminés ne piratent rien, ce ne sont que des logiciels qui permettent de s’échanger des fichiers, quelques fois légaux. Mais la loi est ainsi faite, ils sont coupables de faciliter la diffusion de fichiers protégés.

ShareAza attaqué par les français, credit : shareaza/wikipedia
La société représentant 970 producteurs demande des dommages et intérêts pour un montant de 20,3 millions d’euros. Après une analyse et un recensement plus fin des actes de piratages effectué par la société Advestigo, la SPFF espère pouvoir porter l’affaire devant les tribunaux américains.
Source :
Le Figaro
Phil
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17/06/2007