
L’inhalation d’aérosols contenant de l’uranium appauvri est dangereuse pour l’homme. Les populations civiles et militaires concernées par la guerre en Irak en savent quelque chose. Une nouvelle méthode permet de retrouver les traces de cet uranium dans les urines des victimes, 20 ans après la contamination.
L’uranium appauvri est moins radioactif que l’uranium naturel. Il est utilisé dans différents domaines : le lestage des bateaux, les blindages de chars, mais aussi dans des armes comme certains obus. Sa densité importante et sa radioactivité sont des atouts majeurs pour les munitions.
Lors de la guerre en Irak, l’utilisation de munition à base d’uranium appauvri a été l’objet de nombreuses études. D’un coté, on fait un lien direct entre l’explosion du nombre de nouveaux nés malformés depuis 1998 en Irak et l’utilisation de ces munitions. De l’autre, on crie haut et fort qu’il n’y a aucune preuve de la contamination.
Un géologiste de l’Université de Leicester, Randall R Parrish, a mis au point une méthode pour détecter la contamination à l’uranium appauvri quelques 20 ans après les faits. Cette découverte permettrait d’avoir une meilleure idée des vraies victimes de la guerre en Irak, chez les civils irakiens mais aussi chez les anciens combattants américains.

Obus américain, chargé à l'uranium, utilisé en Irak, wikipedia
La méthode utilise un spectromètre de masse (MC-ICP-MS : Multi Collector-Inductively Coupled plasma Mass Spectrometry). Cette technique est si précise que des quantités les plus faibles d’uranium appauvri sont détectables et va bien au-delà, des capacités des tests actuels.
Source :
Université de Leicester via Eurekalert
gardenisto
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29/10/2007