
En octobre, Google avait dévoilé son projet de numériser 15 millions de livres en vue de créer la plus grande bibliothèque virtuelle. La compagnie vient d'annoncer qu'elle ne scannerait plus aucun livre sous copyright avant novembre, afin de prendre le temps de trouver un accord avec les éditeurs. Bien que l'industrie du livre soit inquiète à l'idée de mettre un contenu protégé par droits d'auteurs en consultation libre sur la toile, elle pourrait également y trouver son compte. Les livres inclus dans Google Print apparaîtront dans le moteur de recherche, et des liens permettront leur achat en ligne. De plus, Google pourrait partager les revenus publicitaires avec les ayants droits.
Google Print
Avec les moyens dont dispose Google, il sera probablement facile de trouver un terrain d'entente avec les éditeurs. Mais cela risque d'être plus délicat en ce qui concerne la contre offensive européenne. Les bibliothèques nationales de 19 pays européens ont vivement protesté contre le fait que Google ne s'intéresse qu'aux livres anglophones, consolidant ainsi l'hégémonie de la pensée anglo-saxonne sur la toile aux dépends de la diversité culturelle.
Cette alliance, menée par la bibliothèque nationale de France, devrait permettre la création d'une bibliothèque virtuelle européenne, concurrente de Google Print. Les pays participants sont l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la République Tchèque, la Slovénie, la Slovaquie et la Suède. Le Québec devrait également participer.
Source:
Physorg
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15/08/2005