
Qui n'a jamais eu peur d'avoir mauvaise haleine quelques secondes avant un grand rendez-vous ? Ce phénomène peut poser de réel problème en société. Cependant, il est quasi impossible pour un individu de tester sa propre haleine. Le référentiel étant le même, les capteurs d'odeurs ne font plus la différence.
Mais d'où vient la mauvaise haleine ? Dans la plupart des cas, c'est la molécule CH
3SH (méthanethiol, ou méthyl mercaptan) qui en est responsable. Cette molécule fétide est produite par les bactéries qui s'attaquent aux protéines de la nourriture qui reste dans la bouche et aux cellules mortes de cette dernière.
Faire un détecteur de mauvaise haleine (et donc de CH
3SH) n'est pas simple. Aujourd'hui, les seuls détecteurs en place sont ceux installés chez certains dentistes afin de prévenir le déchaussement des gencives. Cependant, ces détecteurs ne sont sensibles qu'aux dérivées du souffre et pas spécifiquement au CH
3SH.
Le japonais Mitsubayashi de Tokyo propose une nouvelle solution. La molécule est attaquée par l'enzyme appelée monoamine oxidase A et en mesurant cette enzyme, on peut avoir une idée précise de la quantité de CH
3SH présent dans la bouche
L'haleine pas toujours facile à gérer
Photo:sxc.hu
Ce nouvel appareil a un potentiel commercial important. Il pourra être utilisé dans les hôpitaux dans un premier temps, pour détecter le déséquilibre buccal potentiellement pathologique. Mais, surtout, il pourra venir en version personnelle pour rassurer toutes les bouches.
Au fait, comment améliorer son haleine ? Une bonne hygiène passe par de bons brossages de dents et pourquoi pas des bains de bouches. Mais surtout, d'après l'Université nippone, il convient de bien se laver l'arrière de la langue, une gymnastique pas du tout évidente.
Source :
Nature
Phil
17007
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27/10/2005