Ayant tout lu je trouve assez dommage effectivement qu'Eva n'aie plus d'autres arguments que ceux de son ego et de sa suceptibilité à mettre en avant pour argumenter sur ce sujet, il y a là un manque de recul assez évident qui déssert fortement toute son argumentation... comment réfléchir et bien voir une problématique quand l'ego nombriliste suceptible nous met la tête dans le guidon ? Aucune possiblité là dedans, les oeillère de l'egocentrisme sont les plus opaques que je connaisse.
La question que je pose souvent aux personnes qui me disent que les fantômes existent est la suivante "expliquez-moi comment fonctionne une bouteille thermos, comment se fait-il qu'elle garde un liquide chaud chaud ou un liquide froid froid". Puis je leur pose une deuxième question du type "comment se fait-il qu'un avion vole ? comment tient-il en l'air ?" et finalement je leur pose une dernière question du type "pourquoi le ciel est-il bleu et pas vert ou jaune ?".
Qu'est-ce que j'obtiens en général ?
A) la personne n'a aucune idée des 3 réponses et ses hypothèse manquent cruellement de capacité d'observation et d'interrogation du monde "réel" qui l'entoure. Son interraction avec le monde est foncièrement utilitariste, c'est comme ça et on ne se pose pas la question du pourquoi c'est comme ça, c'est suffisant. De ce fait la personne manque cruellement de culture des phénomènes quotidiens, manque cruellement de capacité à s'interroger sur le pourquoi des choses et si elle est en manque de connaissances sur un sujet se montre en très grande difficulté d'émettre des hypothèses qui sont logiques ou qui font sens, et ceci même si on lui donne des indices pour l'aider à arriver à comprendre le thermos, les avions et le ciel bleu..
Pour ces personnes là c'est déjà réglé, leur façon de voir le monde n'a de curieux que l'anthropocentrisme qui se résume à des affaire récurcives de l'humain sur l'humain et sont donc difficilement capable de s'intéresser à une chose qui déborde du cadre de l'antrhopocentrisme de base. De là provient une impreméabilité assez forte à la méthodologie scientifique qui est celle qui permet justement de répondre à ces 3 questions et qui bien entendu fait qu'on s'en pose des millions d'autres sur autre chose que notre nombril.
C'est comme si leur cerveau c'était spécialisé dans les liens sociaux et avait fait le deuil de mettre de l'énergie dans des domaines des compréhension profonde de la nature.
A mes yeux pour ces personnes il n'y pas vraiment d'espoir, leur façon de vivre est grandement guidée par des croyances étant donné qu'elle n'ont pas la curiosité de vouloir s'intéresser à la compréhension profonde des phénomènes quotidiens hors antrhopocentrisme, elles se contentent d'un béhaviorisme difus ou le fait de connaître le contenu de la boîte noire n'est pas intéressant, elles donnent un sens au monde qui est un sens qui les rassurent sans vouloir chercher à comprendre profondément les phénomènes extérieurs. A la liste des croyances improuvables pour lesquels ces gens ont tendance à croire : la vie après la mort, Dieu, le spiritisme, les fantômes, les anges gardiens... comme par hasard des phénomènes tous hautement anthropocentristes qui prennent l'homme, ses peurs et ses sentiments au centre des préocupations. Quelle étonnante corréaltion...
B) La personne arrive à répondre à 2 ou 3 questions posées sur le monde non-anthropocentriste qui nous entoure (avec indice ou pas) et là y'a possibilité de discuter réellement car elles ont en général une capacité plus ou moins grande à s'intéresser à autre chose que leurs croyances et cela donne parfois des discussion très ouvertes et intéressantes. Elles se montrent perméables et ouvertes à une vision méthodologique de la compréhension du monde.
Malheureusement les personnes de la catégorie A me semblent bien plus nombreuses que celles de la catégorie B... probablement par corrélation directe entre leur façon d'appréhender le monde et leurs croyance. Mais cela je ne peux pas le prouver, me faudrait une bonne étude en sociologie sur 100000 personnes pour voir si cette corrélation serait véritable ou subjective.